Éducation Nouvelle, École Nouvelle, Première guerre mondiale, pédagogie, Maria Montessori, Rousseau, siècle des lumières, éducation alternative, enseignement, Rabelais, histoire de l'éducation, Gustave Freinet, expression libre, mixité, principe des méthodes actives, respect de l'enfant, William Godwin, éducation libérée, Adolphe Ferrière, Montaigne, Pestalozzi, école libertaire
La très célèbre citation « Éduquer, ce n'est pas remplir des vases, mais c'est allumer des feux » de Montaigne pourrait synthétiser d'une formule lapidaire, la philosophie qui a fondé et conduit les différents pédagogues issus de l'école nouvelle. En effet, si ce courant de refonte trouve ses origines développementales dans l'après Première Guerre mondiale où les esprits éclairés, à jamais traumatisés par la barbarie humaine et la violence, ont cherché à faire émerger une pédagogie nouvelle, replaçant la pleine conscience humaine au coeur de l'apprentissage et prônant le rôle actif de l'élève, les racines du courant sont en réalité profondes et anciennes, remontant jusqu'à l'idéal d'éducation rousseauiste ou celui, rabelaisien de l'abbaye de Thélème.
[...] Si la pédagogie de l'école nouvelle découle en tout premier lieu d'une idéalisation et théorisation de l'enseignement conceptuel, de nombreux contributeurs au mouvement, riches d'horizons variés, ont cependant fait le mouvement inverse, imprégnant le concept d'un poids plus important. C'est le cas de Marie Montessori pour laquelle une expérience personnelle menée auprès d'enfants retardés mentalement attardés lui fait entrevoir que les méthodes d'enseignement classique du début du XXe restent lacunaires et inadaptées à toutes les situations. Elle décide donc, en 1907, de développer une approche pédagogique nouvelle fondée sur l'observation et l'expérience. [...]
[...] Francisco Ferrer, dans l'Espagne franquiste et Paul Robin en France appliquent ces principes. La Ruche de Sébastien Faure en est un premier aboutissement, détachée de l'État et financée par un principe de coopérative. L'école de Summerhill de Neill et les écoles d'Hambourg marquent les exemples les plus retentissants des expérimentations de l'éducation nouvelle du début du XXe s. Plus loin, ce sont les essais du psychologue américain Carl Rogers dans des thérapies non-directives notamment qui ont procédé à une légitimation et à une ouverture du courant moderne au niveau psychosocial. [...]
[...] Si la pédagogie alternative fait surtout son chemin au XXe menant d'explorations en théorisations, les bases fondamentales du courant trouvent une évolution voire une adaptation et parfois même une revendication, au gré des bouleversements historiques et sociétaux traversés. En effet, le concept d'école moderne met surtout en balance une pédagogie traditionnelle, basée sur l'inculcation de principes et de faits. Dès lors, ce biais de lecture offre un terreau d'expérimentations inédit aux libertaires qui tentent de s'affranchir d'un système politico-social étroit ou limité. Les premiers libertaires sont des idéalistes, à l'image de William Godwin qui promeut une éducation libérée de tout conditionnement et aliénation sociale. [...]
[...] L'École moderne, Editions Couleur livres, Bruxelles. - FREINET, Celestin (1946). L'École Moderne française. éditions Ophrys, Paris. - MONTESSORI, Anna (1904). Anthropologie pédagogique. - PESTALOZZI (1803). Le Livre des mères. - ROGERS, Carl (1962). [...]
[...] Comment les pédagogies de l'école nouvelle ont-elles contribué à l'évolution de la pensée moderne et quels sont leurs principaux aspects ? L'école nouvelle ou l'éducation nouvelle Pédagogie et pédagogues La très célèbre citation « Éduquer, ce n'est pas remplir des vases mais c'est allumer des feux » de Montaigne pourrait synthétiser d'une formule lapidaire, la philosophie qui a fondé et conduit les différents pédagogues issus de l'école nouvelle. En effet, si ce courant de refonte trouve ses origines développementales dans l'après Première Guerre mondiale où les esprits éclairés, à jamais traumatisés par la barbarie humaine et la violence, ont cherché à faire émerger une pédagogie nouvelle, replaçant la pleine conscience humaine au c?ur de l'apprentissage et prônant le rôle actif de l'élève, les racines du courant sont en réalité profondes et anciennes, remontant jusqu'à l'idéal d'éducation rousseauiste ou celui, rabelaisien de l'abbaye de Thélème. [...]
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