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Titre : Brevet 2025 : Corrigé du sujet de français (série générale)

 

I. Compréhension et compétences d’interprétation

1.     La narratrice vient enseigner ou bien étudier à Marseille : « […] j’aurais à faire quatorze heures de cours chaque semaine. » ; « « […] j’avais rendu visite à la directrice du lycée, mon emploi du temps était fixé […] ».

2.     Car c’est un instant décisif pour elle, ainsi qu’un souvenir marquant. « Dans toute mon existence, je n’ai connu aucun instant que je puisse qualifier de décisif […] » ; « Dans toute mon existence, je n’ai connu aucun instant que je puisse qualifier de décisif. » ; « Je me rappelle mon arrivée à Marseille comme si elle avait marqué dans mon histoire un tournant absolument neuf. ».

3.     Ses fortes émotions : « Je m’immobilisai » ; le fait qu’elle affirme s’être « séparée de son passée » sur le moment ainsi qu’un grand sens de responsabilisation et d’indépendance acquise qu’elle ressent « Jusqu’alors, j’avais dépendu étroitement d’autrui […] ».

4.     Par un vocabulaire jovial : « Sous le ciel bleu, des tuiles ensoleillées… », ainsi que le fait qu’elle s’immobilise (‘’Je m’immobilisai’’) pour contempler la ville. Dans le premier cas, l’émerveillement est mis en évidence par une longue énumération. Dans le second cas, par l’emploi d’un vocabulaire fort, voire une hyperbole.

5.     Émotive : ‘’Je m’immobilisai’’ ; curieuse : ‘’ Je partis à sa découverte.’’ ; observatrice : ‘’Sous le ciel bleu, des tuiles ensoleillées, des trous d’ombre, des platanes couleur d’automne […]’’. 

6.     Le tableau pourrait en effet très bien illustrer le texte : on voit une jeune femme (« La narratrice, Simone, a vingt-trois ans. ») observer une ville du haut : « […] et je m’immobilisai en haut du grand escalier » ; même si l’escalier n’apparaît pas sur le tableau, cela illustre bien la scène décrite par la narratrice. 

II. Grammaire et compétences linguistiques 

7.     Il s’agit d’un adverbe qui s’accorde en genre et en nombre avec l’auteur de la phrase, qui est une femme, d’où la terminaison « -ée ».

8.     [j’avais rendu visite à la directrice du lycée] [mon emploi du temps était fixé] : il s’agit de deux propositions indépendantes l’une de l’autre.

9.     M’ -> pronom personnel ; immobilis : radical verbal ; ai : terminaison du passé simple à la première personne du singulier. Ce verbe signifie ‘’cesser de bouger’’. Un autre mot de la même famille : ‘’immobile’’.

10.  « Nous étions là, seules, les mains vides, séparées de nos passés et de tout ce que nous aimons, et nous regardions la grande cité inconnue où nous allions sans secours tailler au jour le jour nos vies. Jusqu’alors, nous avions dépendu étroitement d’autrui ; on nous avait imposé des cadres et des buts. »

 

III. Travail d’écriture

Sujet d’imagination

Papa, maman, 

Arrivée à Marseille, j’ai senti comme une immense libération. Une autonomie, un sentiment de n’appartenir qu’à moi-même, que je n’avais jamais pu éprouver auparavant. Mais aussi, parce que j’ai pris conscience que ma vie allait se poursuivre dans une ville splendide, ville que je suis dès mon arrivée partie explorer, et qui m’a laissé sans voix, quand je me suis retrouvée face à ses panoramas rayonnants et ses paysages à couper le souffle.

À l’université, j’ai rencontré de nouvelles personnes avec qui je vais désormais partager mon quotidien, travailler, collaborer et vivre ma première expérience réellement autonome. Tout comme la ville, ces personnes sont elles aussi très différentes de celles que j’avais côtoyées jusqu’à présent ; mais c’est surtout pour cela qu’elles tout aussi intéressantes à découvrir. 

Tout est inconnu et nouveau pour moi ici, mais cette nouveauté ne m’effraye pas, elle me rend au contraire heureuse. Parce que c’est pour la première fois, en vingt-trois ans de vie, que je réalise par moi-même autant de découvertes. 

J’espère vous revoir bientôt et pourvoir tout vous raconter de vive voix.

Simone

 

Sujet de réflexion

L’art est avant tout un moyen de transmission. D’émotions, d’un vécu… Le texte que nous avons face à nous, nous transmet la découverte de la ville de Marseille dans son apparence d’autrefois, et en nous fournissant des détails très immersifs, nous plongeant ainsi dans ce contexte au point où nous éprouvons le sentiment d’y être sur le moment. Ceci nous amène à nous demander : les arts de toutes formes peuvent-ils donc nous de découvrir des lieux, qu’ils soient réels ou imaginaires, comme si nous y étions ? 

Pour répondre à cette question, nous pouvons nous demander : de quelle manière avons-nous tous, plus ou moins, une représentation imagée de l’ambiance des époques auxquelles nous n’avons jamais vécu ? Personnellement, la mienne a été acquise en grande partie grâce aux arts : par exemple, grâces aux films historiques que j’ai visionnés, aux peintures vieilles de plusieurs siècles que j’ai pu voir dans les musées, ou même à la musique classique auditionnée. Mais ce n’est pas tout.

En effet, nous avons également une représentation pas moins, et même parfois plus, imagée des lieux fictifs. Qui est, là aussi, transcrite à travers les arts : une narration immersive, un tableau conçu de manière réaliste, un film grâce à des éléments de décor mis en place avec soin, ou même une bande dessinée réalisée en suivant des étapes de sorte à nous plonger dans l’environnement fictif, comme si nous y étions. 

Ainsi, cela nous amène à la conclusion que le rôle de l’art n’est pas que de réciter, mais de transmettre. Pas seulement de nous parler d’un lieu, qu’il soit réel ou fictif, mais de nous y placer nous-même. Et que lorsque tous les éléments immersifs sont réunis, ils nous offrent un voyage dans l’espace, et éventuellement le temps, plus vrai que nature.

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