Commerce international, administration des ventes, crédit documentaire, CREDOC, gestion des risques, digitalisation, contrat de vente international
Le crédit documentaire, également appelé CREDOC, est une procédure standardisée à l'échelle mondiale, permettant de piloter avec maîtrise les échanges commerciaux internationaux. Les entreprises du commerce international y ont régulièrement recours, pour des raisons pratiques de gestion, mais aussi de sécurisation des flux financiers face aux divers risques répertoriés.
Utile pour le commerce à l'échelle mondiale, la procédure de CREDOC n'en est pas moins lourde administrativement pour les entreprises. En effet, elle implique la production d'un nombre conséquent de documents, sur lesquels reposent de forts enjeux financiers.
[...] La pratique du digital entraine en ce sens une réduction des coûts administratifs, de gestion financière, et de l'occurrence de clients irrécouvrables en particuliers44. En outre, l'automatisation des procédés réduit le risque d'erreurs potentiellement coûteuses (notamment en cas de non-conformité ignorée) et/ou occasionnant des retards45. La digitalisation des processus administratifs au sein du Trade Finance permet donc l'apparition d'une communication plus rapide et efficace, d'une réduction des coûts d'exploitation, et d'un pilotage stratégique plus précis des activités46. Les gains en termes de performance (qualité, coûts, délais) correspondent à l'ensemble du système financier : entreprises, banques, institutions. [...]
[...] La digitalisation des processus administratifs oriente donc les organisations vers un report opérationnel sur l'outil numérique. Plus particulièrement, l'aspect financier des échanges commerciaux qui composent la Supply Chain, le Trade Finance39 se compose des instruments et produits financiers exploités par les entreprises pour faciliter les échanges internationaux. Sur le plan financier, le phénomène de digitalisation porte donc des enjeux de performance forts. Le potentiel de collaboration permis par l'usage des technologies de l'information et de la communication (TIC)40, implique des progrès importants pour le Trade Finance. [...]
[...] En effet, la mise en place d'une procédure de transfert financier aussi lourde se justifie principalement par une distance d'expédition importante et/ou une forte incertitude sur le risque pays. Ainsi, au plus la distance parcourue par l'envoi est longue, au plus le délai de paiement sera important (envoi de la marchandise, puis des documents). Le risque d'une évolution du taux de change est donc bien présent, en présence de délais de paiements particulièrement importants. Toutefois, certaines applications macro-économiques peuvent réduire l'étendue du risque de change. En effet, sur le plan politique, des actions peuvent être menées, comme une indexation du cours de la monnaie à d'autres pays35. [...]
[...] Elle peut y ajouter sa garantie d'irrévocabilité, si celle-ci est prévue dans le cadre de son accord avec le donneur d'ordre18. La banque notificatrice informe le bénéficiaire de l'ouverture du CREDOC, et engage dès lors sa responsabilité de payement à la remise des documents conformes par son client19. D. La réalisation du crédit documentaire L'expéditeur, dûment informé par sa banque de l'ouverture du CREDOC, respecte son obligation de remise de l'envoi au transporteur dans les délais d'expédition convenus20. A la réception de l'envoi, le transporteur transmet au vendeur le document de transport respectant les critères prévus dans le CREDOC (mentions spécifiques). [...]
[...] A réception de la liasse documentaire, la banque émettrice effectue le transfert financier vers la banque notificatrice, la remet au à l'acheteur23 ; - CREDOC irrévocable : La liasse documentaire est transmise à la banque émettrice, qui, après contrôle de conformité, règle le vendeur. - CREDOC simple : La banque notificatrice transmet la liasse documentaire à réception du règlement par la banque émettrice. La vérification de la conformité et de la régularité des documents est une étape cruciale dans le processus de CREDOC, et en particulier lors de sa finalisation. En effet, l'acheteur peut, sur observation d'une irrégularité dans les documents qui lui sont remis, refuser le paiement à la banque émettrice. Le circuit financier du processus de CREDOC est alors arrêté. [...]
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