PME Petites et Moyennes Entreprises, financement, développement, innovation, crowdfunding, financement participatif, business angels, fonds propres, investissement, private equity, cryptomonnaie, ICO Initial Coin Offering, financement interne, financement externe, autofinancement, R&D Recherche et Développement, emprunt bancaire, crédit-bail, leasing, affacturage, reverse factoring, cession Dailly, escompte bancaire, gestion des risques, BFR Besoin en Fonds de Roulement
Le climat des affaires des entreprises s'est fortement dégradé au cours de l'été 2019 en raison de trois éléments d'incertitude que nous pouvons répertorier. [...]
Dans cet environnement macro-financier actuel incertain, les modes de financement des entreprises et notamment les plus petites (les TPE et les PME sur lesquelles nous nous focalisons dans ce mémoire) se trouvent fortement contraints, que ce soit auprès des banques ou sur les marchés financiers. [...]
Or, si différentes théories se consacrent à analyser le financement des entreprises (Modigliani-Miller [1958], Myers, Jenser-Meckling...), le cas des PME est développé d'un point de vue théorique en termes de rationnement, d'asymétrie d'information, de coûts de transaction, de conflits d'agence ou des coûts de faillite.
Dans ces conditions, il est pertinent d'étudier les différentes techniques de financement des PME, leur évolution au cours du temps afin de mettre en évidence des modes alternatifs innovants qui se substitueraient dans le futur à ceux qui sont traditionnels. En outre, un financement adapté et approprié aux différents besoins de la PME (démarrage, trésorerie, investissement) est au coeur de la gestion de trésorerie du dirigeant et lui permettrait d'atteindre une croissance autonome.
[...] D'après le tableau les PME enregistrent ainsi de délais clients plus courts, avec 44 jours en 2016, que les grandes entreprises (47 jours) et les ETI (53 jours). Toutefois, les chiffres des délais de paiement par taille d'entreprises doivent être interpréter avec prudence puisqu'ils sont biaisés par l'appartenance aux secteurs d'activité (Banque de France, 2018). Par ailleurs, à l'intérieur de la catégorie des PME, les plus petites d'entre elles (les microentreprises qui représentent des PME) ont des délais clients (36 jours) inférieurs à ceux des PME. [...]
[...] Le déficit de financement des PME revêt dès lors un caractère structurel. En effet, elles ont des caractéristiques spécifiques endogène du fait d'une structure de bilan déséquilibrée, mais également de problèmes de relation avec les banques. Or, si différentes théories se consacrent à analyser le financement des entreprises (Modigliani-Miller [1958]6, Myers, Jenser-Meckling?), le cas des PME est développé d'un point de vue théorique en termes de rationnement, d'asymétrie d'information, de coûts de transaction, de conflits d'agence ou des coûts de faillite. [...]
[...] Or, ce dernier est coûteux dans la mesure où les banques doivent conserver leur marge sur le crédit à laquelle s'ajoute une prime de risque, selon la situation financière de l'emprunteur. Sans compter que les banques peuvent être plus stricts dans la sélection des PME et accordent les crédits de manière prudente. Les PME5 se définissent comme des entreprises allant de 10 à 249 salariés et avec un chiffre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros par an. Elles sont au c?ur de la cohésion économique, sociale et territoriale d'un pays. Ce sont des acteurs fondamentaux dans l'activité économique d'un pays, ainsi qu'en termes d'innovations, de valeur ajoutée et de productivité. [...]
[...] La baisse des quantités de crédit offerte constitue ainsi le rationnement du crédit. Etant donné l'existence d'asymétrie d'information ex-ante, lors de la phase de sélection de projets réalisables de crédit, les banques doivent centraliser et se spécialiser dans la production d'informations (Leland et Pyle, 1977). Elles évaluent et vérifient sa situation financière. Elles jouent un rôle d'agence de rating, en utilisant des méthodes de scoring, l'utilisation de modèles mathématiques financières de gestion des risques ainsi que la notation des entreprises. Les banques doivent calculer des ratios financiers ainsi que mesures de solvabilité. [...]
[...] En effet, les sommes immobilisées en raison des délais auraient pu être employées ailleurs. Les retards de paiement impactent négativement les entreprises à travers une réduction de leur liquidité, et souvent une augmentation de son endettement. Ils fragilisent la santé des firmes et sont la cause de nombreuses défaillances d'entreprises Les arriérés de paiement détruisent donc de la valeur et des emplois. Pour 2017, d'après les estimations d'Altares (Les Echos octobre 2017), la France enregistrait 54.000 défaillances à la fin de l'année dernière, soit le plus bas niveau depuis 20 ans, contre 57 844 en 2016 (cf. [...]
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