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L'apparition des start-up s'explique par l'intensification de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) qui a suivi l'apparition d'internet dans les années 1990.
Une start-up n'est pas une entreprise comme les autres. À la différence d'une entreprise classique, celle-ci possède un caractère innovant. La start-up va chercher, par exemple, à mettre en place sur le marché de nouveaux produits ou de nouveaux services.
Selon la définition du Larousse, l'innovation est « un processus d'influence qui conduit au changement social et dont l'effet consiste à rejeter les normes sociales existantes et à en proposer de nouvelles ».
Si la prise de risques fait partie de l'aventure de l'entrepreneuriat, cette recherche d'innovation dans le modèle économique engendre beaucoup d'incertitudes. Les start-up sont des acteurs fragiles, particulièrement dans les premières années de leur vie. Selon une étude INSEE de 2017, quatre entreprises françaises sur dix disparaissent avant leur cinquième anniversaire.
[...] Une start-up qui n'y parviendrait pas, aurait-elle raté sa vocation ? Cette volonté de la part des investisseurs est loin d'être partagée par tous les fondateurs. Certains ont même bâti ce qu'on appelle des « slow start-up ». Ils renoncent à avoir une croissance fulgurante pour se concentrer sur une croissance stable à long terme. Pour y parvenir et éviter toute pression, ils recourent le moins possible à des investissements externes. Nous devons, d'un point de vue éthique, également garder à l'esprit que l'innovation doit être utilisée à bon escient. [...]
[...] Afin de la concrétiser et de la financer, il puise dans ses fonds propres pour les raisons de praticité et de rapidité. Une très grande majorité des entrepreneurs lancent leur entreprise avec leur propre argent. Selon une étude Mazars et Estimeo des start-up en phase de création sont auto-financées. Pour se lancer, il est donc nécessaire pour un entrepreneur de faire un état des lieux des sommes qu'il est prêt à investir dans sa jeune pousse. - « Love Money » Il s'agit là d'argent collecté auprès de proches (famille, amis?). [...]
[...] Israël concentre aujourd'hui plus de start-ups pour seulement 8,5 millions d'habitants (soit 1 start-up pour habitants) et environ 300 laboratoires de recherche. Compte tenu de sa situation géopolitique (insécurité permanente), les efforts consentis par Israël en matière d'innovation se sont tournés essentiellement vers les besoins de l'armée israélienne. De même, du fait de la taille de son territoire, le pays d'Israël offre un marché très réduit aux entreprises. Contrairement aux français, les entrepreneurs israéliens pensent donc "global" et choisissent de se développer directement à l'international, ce qui leur permettent d'avoir dès le début une vision à plus grande échelle. [...]
[...] Un entrepreneur ne peut pas se baser sur sa seule certitude que son offre rencontrera des clients. On appelle cela le « risque de projection affinitaire ». - Une mauvaise stratégie de croissance Une start-up peut avoir une bonne stratégie de départ, des produits adaptés à un marché et rencontrer un succès certain mais l'entrepreneur est très vite amené à devoir faire des choix quant à l'orientation à long terme qu'il veut donner à son entreprise. Selon l'étude du Syntec Numérique de 2015, plus de 4 entrepreneurs sur 10 déclarent passer trop de temps sur les tâches du quotidien et manquer de temps pour réfléchir à une véritable stratégie à long terme pour leur entreprise. [...]
[...] Conclusion Par définition, les start-up sont à la fois très prometteuses et à la fois très fragiles. Tout au long de leur vie, elles sont confrontées à de nombreux obstacles qui peuvent venir enrayer leur croissance. L'innovation recouvre une réalité compliquée dans le sens où elle requiert de la persévérance. Si le gouvernement français encourage considérablement les entreprises innovantes par la mise en place de mesures d'accompagnement et de multiples dispositifs, les entrepreneurs sont exposés à des freins éminemment intrinsèques. Ces écueils peuvent être nombreux ; comme nous l'avons évoqué, il peut s'agir d'une mauvaise définition de la stratégie, d'une difficulté à lever des fonds, ou encore de la complexité à attirer les compétences nécessaires. [...]
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