Empire romain, histoire romaine, ordre équestre, ordre sénatorial, notables provinciaux, romanisation, légions, Sénat, Trajan, Sévères, Antonins, citoyenneté romaine, Constitutio Antoniniana, cursus honorum, patriciens, cens, Auguste, Hadrien
Lorsque Tacite évoque dans ses Annales l'arrivée de sénateurs gaulois à Rome au Ier siècle, il témoigne d'une révolution silencieuse qui transforme l'Empire romain : l'intégration progressive des élites provinciales dans les ordres dirigeants. Cette mutation politique et sociale s'amplifie considérablement sous les Antonins et les Sévères, période durant laquelle l'ouverture aux provinciaux devient systématique. L'ordre équestre constitue le second ordre de la société romaine, accessible aux citoyens disposant d'un cens minimal de 400 000 sesterces et se distinguant par le port de l'anneau d'or. L'ordre sénatorial, sommet de la hiérarchie sociale, exige une fortune d'au moins un million de sesterces et l'exercice de magistratures. Ces seuils demeurent stables durant toute la période étudiée.
[...] Comment les notables provinciaux parviennent-ils à s'intégrer dans les ordres dirigeants romains de Trajan aux Sévères ? Lorsque Tacite évoque dans ses Annales l'arrivée de sénateurs gaulois à Rome au Ier siècle, il témoigne d'une révolution silencieuse qui transforme l'Empire romain : l'intégration progressive des élites provinciales dans les ordres dirigeants. Cette mutation politique et sociale s'amplifie considérablement sous les Antonins et les Sévères, période durant laquelle l'ouverture aux provinciaux devient systématique. L'ordre équestre constitue le second ordre de la société romaine, accessible aux citoyens disposant d'un cens minimal de sesterces et se distinguant par le port de l'anneau d'or. [...]
[...] Les flamines provinciaux font parties des élites locales d'une cité ou d'une colonie de province et ils sont intégrés dans les conseils des provinces, ce sont des intermédiaires des gouverneurs de provinces et occupent un poste pouvant leur apporter de la visibilité auprès de Rome. Il y enfin un important système clientélaire au sein de l'Empire romain. Depuis la Fin Ier siècle : L'entrée dans l'ordre sénatorial n'est possible que si le postulat fait un acte de candidature devant l'Empereur. [...]
[...] Ils partageaient le même état d'esprit et les mêmes idées II. Les stratégies des notables provinciaux A. L'accumulation des richesses et l'évergétisme local La fortune constitue le préalable indispensable à toute ambition politique. Les notables provinciaux développent diverses stratégies d'enrichissement fondées principalement sur l'exploitation foncière : de grands domaines céréaliers en Afrique proconsulaire, olivettes en Bétique et en Afrique, vignobles en Gaule Narbonnaise. La terre procure à la fois des revenus réguliers et un prestige social dans une société où la propriété foncière confère la respectabilité. [...]
[...] Avec ces seuils, seuls les hommes les plus riches peuvent prétendre à intégrer ces ordres ? Dans les Provinces, ce sont les élites locales qui sont en capacité à répondre à ces cens requis. Nécessaire d'être un citoyen romain pour accéder à l'ordre équestre et sénatorial. Cette citoyenneté s'obtient dès la naissance si on est fils de citoyen romain (statut de la mère depuis Hadrien). Si ce n'est pas le cas, la citoyenneté peut aussi être gagner via l'adoption par un citoyen romain, l'affranchissement si on est esclave, par l'accomplissement du service militaire auxiliaire ou dans la marine (25 à 26 ans) ou même donné par l'Empereur à titre individuel s'ils en font la demande (visible par exemple avec la table de Banasa) Il y a également le ius Latii (droit latin) qui permet aux habitants des villes provinciales d'obtenir la citoyenneté romaine si ces derniers participent aux magistratures locales. [...]
[...] Hadrien à Commode : à provinciaux (Hadrien-Commode). Tjrs tendance hispanique, mais également présence des provinciaux orientaux (30/81 et 23/75) orientaux de langues grecques sur toute l'époque Antonine (dont 70 pour l'Asie Mineure ; 14 Syrie, Phénicie, Palestine ; 13 Grèce) Différence par rapport à avant : ce sont des membres des élites municipales. Ce ne sont plus des descendants de vétérans ; de marchands italiens venu s'installer dans la région, ou encore de membres des familles royales anciennes locales comme cela était le cas sous les Julio-Claudien et sous les Flaviens. [...]
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