Bloc national républicain, politique, élections législatives de 1919, Première guerre mondiale, partis politiques, campagne électorale, géopolitique, révolution bolchevique, Clémenceau, UNR Union Nationale Républicaine, Action française, ALP Action Libérale Populaire, ARD Alliance Républicaine Démocratique, Raymond Poincaré, SFIO Section Française de l'Internationale Ouvrière, Traité de Versailles, loi du 12 juillet 1919, scrutin proportionnel, Lénine, communisme, Léon Blum
Le document ici étudié, « Programme du bloc national en vue des élections de 1919 », est à l'origine un tract destiné aux électeurs des départements du nord de la France. Il est publié et diffusé par l'Union nationale et républicaine du département du Nord au milieu de l'année 1919. Ce groupe politique se positionne à droite et à l'extrême droite et il appelle, par l'intermédiaire de ce tract, à voter pour le bloc national aux législatives. [...]
Le document évoque en filigrane les conséquences des révolutions russes qui ont commencé en 1917 et qui ont perturbé la Russie dans sa poursuite du conflit international. La France fait elle-même face à des grèves en juin 1919. Ces dernières secouent Paris et ses alentours et sont menées en particulier par des ouvriers métallurgistes qui protestent contre l'inflation, la crise financière et le temps de travail jugé trop élevé. Le programme du bloc national fait donc un parallélisme entre la situation russe et le cas français.
[...] Le Bloc national légitime donc sa place par un esprit patriotique très fort, valeur que le Bloc national s'attribue du fait de son refus de s'associer à toute politique étrangère et de sa volonté de faire appliquer parfaitement le traité de Versailles. Ils sont partisans d'un programme entièrement républicain et qui abhorre le collectivisme basé sur le modèle bolchevique. L'alliance concentrée autour de Clémenceau, le « Tigre », vise donc à toucher les électeurs sensibles aux héros de guerre, ceux qui ont donné leur vie pour la patrie. [...]
[...] Ces valeurs incluent donc la défense de la République, l'application à la lettre du Traité de Versailles incluant le versement de la dette allemande pour permettre la réparation de la France, la défense des valeurs catholiques et traditionnelles, l'union face à l'ennemi, l'empêchement des révolutions et la restauration de la gloire passée de la France. B. L'utilisation de la victoire et de ses héros : l'alliance autour de Clémenceau « C'est pour cela que nous avons fait une large place dans nos rangs ceux auxquels nous devons cette victoire » (l. [...]
[...] Programme du Bloc national en vue des élections de 1919 - En quoi le Bloc national, lors de la course aux législatives de 1919, fait-il de la crainte du communisme et de la guerre civile un outil nécessaire à l'instauration d'une Union nationale incarnée par cette nouvelle coalition ? « Il est plus facile de faire la guerre que la paix ». Ces paroles sont prononcées durant le discours de Verdun par George Clémenceau, le « père de la Victoire » et alors président du Conseil. [...]
[...] Ainsi, la SFIO et le Bloc national se retrouvent donc face à face aux législatives de 1919, représentant les deux groupes majoritaires. A l'issue de ces élections, c'est le Bloc national qui ressort victorieux, cumulant un total de 433 sièges répartis entre le centre-droit qui récolte 200 sièges, la droite et ses 212 sièges ainsi que les députés sans étiquette qui cumulent 21 sièges. Le Bloc national a été élu avec 1 million 700000 voix durant ces élections. La coalition est donc un succès électoral, favorisé par une campagne ciblant un public effrayé par ce communisme venu de l'étranger, diminué par la guerre et soucieux de retrouver la Belle Époque d'avant-guerre. [...]
[...] Ce mode de scrutin est plutôt favorable au Bloc national puisqu'il favorise les regroupements de votants qui n'ont pas tout à fait les mêmes opinions, ce qui est le cas de tous ceux qui votent pour les différents partis de cette union. Néanmoins, tous ceux qui participent à ce Bloc national, ses représentants comme ses futurs votants, se rejoignent sur un même point, la peur du bolchevisme. Cela entraine les électeurs à se rapprocher sans hésitation du bloc de Clémenceau. [...]
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