Rusûm dâr al khilâfa, califat abbasside, pouvoir abbasside, Islam, dynastie des Abbassides, représentation du pouvoir, institution politique, mémoire
À travers une relecture des écrits d'Abd Allâh al-Baghdâdî permise par le travail de traduction de l'historien Dominique Sourdel, une partie de la mémoire de l'Islam médiévale nous est transmise au sein de la section Le livre des secrétaires.
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Le document proposé est scindé en deux parties, correspondant chacune à l'un des chapitres choisis, en l'occurrence les chapitres 1 et 4. Au sein de ces parties, l'auteur Abd Allâh al-Baghdâdî commente la résidence du calife et les vêtements que doivent porter les personnages entourant le chef de l'État et lui-même.
Ces témoignages permettent de comprendre comment s'articulaient les notions de pouvoir et de représentation de pouvoir au sein de cette période historique.
[...] Afin de répondre à cette problématique, nous verrons dans un premier temps le cadre permettant cette représentation puis les outils performatifs utilisés par les institutions abbassides. I. La notion de représentation de pouvoir au sein du califat abbasside Dans le cadre de ce témoignage, nous remarquons que la notion de pouvoir est liée à des objets affectant directement le sentiment de puissance, voire de supériorité qui n'est pas propre au califat abbasside. En effet, la résidence du calife est considérée comme le temple de l'exercice du pouvoir. [...]
[...] Rusûm dâr al-khilâfa (« Ordonnances du palais califal ») - Hilâl al-Sâbi' (1977) - Les institutions du pouvoir abbasside Les institutions du pouvoir abbasside Le cérémonial abbasside selon Hila?l al-Sa?bi' En décrivant l'historien comme un « artisan de la mémoire », le scientifique et historien Jacques Le Goff rend compte de l'importance du travail de mémoire permit par la conquête de l'archive faite par les membres de cette discipline. À travers une relecture des écrits d'Abd Alla?h al-Baghda?di? permise par le travail de traduction de l'historien Dominique Sourdel, une partie de la mémoire de l'Islam médiévale nous est transmise au sein de la section Le livre des secrétaires. [...]
[...] Au-delà du calife lui-même, les personnes autour de ce dernier sont différenciées selon leur apparence. En effet, le protocole s'applique également à eux : « Ils reve?tent des épées et des décorations en fonction de leur rang. » Dès lors, on remarque l'importance du protocole dans la représentation du pouvoir afin d'asseoir l'importance du calife comme chef dignitaire et envoyée d'Allah afin d'exercer son pouvoir. Cette importance de la représentation du pouvoir, mais également des lieux où s'exerce le pouvoir s'inscrit dans la continuité des chefs d'État occidentaux comme on peut le remarquer à travers l'exercice du pouvoir par le roi français Louis XIV. [...]
[...] Par ailleurs, aucune information négative n'est donnée sur l'exercice fait par le calife de ces cérémonials ? Quel regard portait le souverain sur ces protocoles et rites ? Nous n'avons malheureusement aucune possibilité dans l'interprétation exacte de ce protocole bien qu'il puisse nous permettre de comprendre comme s'articulaient la notion de pouvoir et sa représentation dans le contexte de l'Islam médiéval permis par ce témoignage. Enfin, un regard croisé avec la représentation du pouvoir sous d'autres cultures et régimes politiques peut permettre d'y déceler des ressemblances. [...]
[...] Toutefois, on remarque des traditions du pouvoir abbasside : une importance pour la culture, notamment à travers les fermes, et pour les esclaves. Ces preuves de pouvoir sont liées à l'époque médiévale et doivent être contextualisées pour être comprises. II. Le calife : une représentation de son pouvoir de manière protocole Les institutions abbassides utilisent également les notions de protocole afin de formaliser le pouvoir et l'ancrer dans des rites précis. En effet, le calife a une place surélevée sur un trône. [...]
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