Décentralisation, collectivités territoriales, UE Union Européenne, État providence, Ve République, réforme administrative, politique de rigueur, collectivités locales, administration publique, gouvernance territoriale, acteur politique, Europe, subventions, traité de Maastricht, France, gouvernement
L'année 1981 sur le plan politique marque un tournant majeur dans l'histoire de la Ve République. Pour la première fois depuis 1958, la gauche arrive au pouvoir. Son leader et nouveau président de la République, François Mitterrand, est connu depuis les années 1960, pour sa virulente dénonciation des institutions de la Ve République jugées trop monarchiques. Tout le monde s'attend donc à ce qu'il en modifie profondément la structure.
Le mouvement de réforme des institutions et des méthodes d'administration initié par le président Mitterrand a été poursuivi par ses successeurs, si bien que le visage politique et administratif de la France, au début du XXIe siècle, s'en trouve profondément bouleversé. Reste à savoir les raisons de ces nombreux changements, et surtout s'ils ont permis d'atteindre les objectifs pour lesquels ils avaient été mis en oeuvre.
[...] 2- L'Union européenne La gouvernance des territoires français ne peut désormais être comprise sans se référer à l'échelle européenne. Depuis le traité de Maastricht qui, en 1992, a transformé la Communauté économique européenne en une Union européenne, les États membres, dont la France, ont délégué de nombreuses compétences à Bruxelles. Tant et si bien qu'aujourd'hui, une large partie des lois votées en France ont pour objectif de transposer en droit national les mesures adoptées à l'échelle européenne. L'Union européenne s'est ainsi substituée à l'État dans l'élaboration de normes administratives et judiciaires. [...]
[...] 2- Le tournant libéral Ces évolutions du rôle de l'État sont particulièrement sensibles dans les années 1980, et coïncident avec le retour en grâce des idées libérales. Alors que depuis la Libération, un large consensus existait en faveur d'un État-providence, économiquement interventionniste, des critiques à l'égard de ce mode de gestion commencent à émerger au moment de la crise économique qui débute avec le choc pétrolier de 1973. Venu du monde anglo-saxon, avec pour leader Margaret Thatcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux États-Unis, le modèle ultra-libéral prône, pour faire face à la crise, la rupture avec l'interventionnisme étatique dans l'économie. [...]
[...] Gouverner la France depuis 1981 - État, gouvernement et administration Gouverner la France depuis 1981, État, gouvernement et administration L'année 1981 sur le plan politique marque un tournant majeur dans l'histoire de la Ve République. Pour la première fois depuis 1958, la gauche arrive au pouvoir. Son leader et nouveau président de la République, François Mitterrand, est connu depuis les années 1960, pour sa virulente dénonciation des institutions de la Ve République jugées trop monarchiques. Tout le monde s'attend donc à ce qu'il en modifie profondément la structure. [...]
[...] Depuis 1981, l'importance de l'État dans le gouvernement et l'administration de la France n'a cessé de reculer au profit de nouveaux acteurs comme les collectivités locales ou l'Union européenne. On aurait tort cependant d'y voir une forme de déclin de l'État, car cela reviendrait à oublier le caractère essentiel de cette évolution : celle-ci a été impulsée et mise en ?uvre par l'État qui y trouve son intérêt : se délester de certaines de ses missions lui permet de limiter ses charges et de se concentrer sur des objectifs plus importants. [...]
[...] Nous verrons ensuite quels sont les acteurs qui ont pu émerger grâce à ce désengagement de l'État. I. Le recul de l'État 1- La décentralisation Lorsqu'ils arrivent au pouvoir en 1981, les socialistes sortent d'une longue période d'opposition politique, au cours de laquelle ils n'avaient exercé le pouvoir qu'au niveau local. Ils ont pu à cette occasion mesurer le pouvoir très restreint d'un élu local dans le cadre des institutions centralisatrices de la Ve République. C'est pourquoi, dès son arrivée au pouvoir, F. Mitterrand charge le ministre de l'Intérieur et maire de Marseille, Gaston Defferre, d'élaborer une loi de décentralisation. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture