Hiroshima, Seconde Guerre mondiale, bombe atomique, Japon, États-Unis, Nagasaki, radiations, attaque atomique, stratégie millitaire, armes de destruction massive, bombe nucléaire, armes nucléaires, technologie, science, pertes humaines, pertes économiques
Le 6 août 1945, un bombardier américain largue la première bombe atomique de l'histoire sur la ville japonaise de Hiroshima, tuant, in fine, plus de 260 000 victimes. Cet acte, qui se singularise dans la Seconde Guerre mondiale par son ampleur et son intensité, semble ainsi relever d'une guerre d'anéantissement.
[...] Néanmoins, en plusieurs aspects, le bombardement atomique de Hiroshima revêt une dimension singulière dans la Seconde Guerre mondiale, non seulement par son intensité, mais surtout sur les plans scientifiques et militaires. Certes, l'attaque atomique contre Hiroshima se distingue d'abord par son intensité. Ainsi, alors que les bombardements massifs menés pendant la Seconde Guerre mondiale font certes un grand nombre de victimes, celui-ci s'étend sur l'ensemble de la guerre, alors que c'est quasi instantanément (un millionième de seconde) que la bombe atomique a fait morts et blessés et pulvérise bâtiments sur les que comptaient la ville, soit les deux tiers (document 2). [...]
[...] Dès lors, l'utilisation de la bombe atomique sur la ville de Hiroshima revêt une dimension singulière dans la Seconde Guerre mondiale sur le plan stratégique et militaire. En effet, elle vise à obtenir une reddition de la part des Japonais la plus rapide possible, afin d'éviter la mort de davantage de soldats américains dans le Pacifique, où les Japonais résistaient avec détermination (document 4). Ainsi, la bombe de Hiroshima, par son ampleur, permise par sa conception scientifique, a miné le moral des Japonais et contraint l'empereur à la capitulation. [...]
[...] L'attaque atomique menée par les États-Unis sur la ville de Hiroshima semble bien refléter la guerre d'anéantissement que fut la Seconde Guerre mondiale. En effet, cette bombe atomique s'inscrit dans la continuité des bombardements menés par les deux camps, l'Axe (Allemagne, Japon, Italie) comme les Alliés (Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, etc.), qui visent directement non plus des soldats sur un champ de bataille ou dans des tranchées, ni des matériels militaires, mais bien des infrastructures civiles (documents et 3). Il s'agit ce faisant de faire plier l'ennemi sur le plan psychologique (document 1 et document « le récit d'un survivant »). [...]
[...] Ainsi, l'attaque atomique sur Hiroshima est à l'image de la guerre d'anéantissement que fut la Seconde Guerre mondiale, en ce qu'elle causa la mort de nombreux civils. De fait, on estime le nombre de victimes de la Seconde Guerre mondiale de 40 à 60 millions de personnes. Or, la bombe atomique aurait fait au total environ victimes à Hiroshima, chiffre qui relève de l'anéantissement, et ce d'autant plus que la puissance de la bombe ne pouvait laisser place à nul survivant dans son épicentre et a causé des blessures fatales a posteriori aux individus qui se trouvaient à plusieurs kilomètres à la ronde (documents et 5). [...]
[...] En d'autres termes, la bombe atomique a marqué le passage à une guerre d'anéantissement d'une plus grande intensité que l'ensemble du conflit de la Seconde Guerre mondiale, déjà meurtrier. Pour conclure, bien que la bombe atomique larguée par les Etats-Unis à Hiroshima s'inscrit de toute évidence dans la logique de guerre d'anéantissement qui caractérise la Seconde Guerre mondiale dans son ensemble, elle s'en distingue nettement à la fois par son intensité, par les ressources technologiques et scientifiques déployées et par son ampleur stratégique et militaire. [...]
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