Connaissance, expérience, savoir, raisonnement, analyse, philosophie des sciences, Kant, Canguilhem, Haushofer, apprentissage, Koyré, Claude Bernard, Jules Verne, réflexion, La Connaissance de la vie, Vingt Mille Lieues sous les mers
Kant déclare : « Si toute notre connaissance débute avec l'expérience, cela ne prouve pas qu'elle dérive toute de l'expérience ». Kant établit ici l'expérience comme une première étape initiatrice à la connaissance et au savoir, en ceci qu'elle n'exige pas forcément un savoir savant préalable et qu'elle fonde la connaissance sur le vécu et l'entremise des sens. Néanmoins, il signale que celle-ci ne provient pas complètement de l'expérience. Une affirmation qui semble se rappeler l'incapacité où se trouve cette activité d'élaborer le savoir dans l'indépendance totale. En l'occurrence, Kant soulève la problématique de l'origine de la cognition et des facteurs qui, hormis l'expérience, contribuent à sa construction. Donc, à partir de "La connaissance de la vie" de G. Canguilhem, Vingt mille lieues sous les mers de J. Verne et Le Mur invisible de M. Haushofer, on montrera dans quelle mesure l'insuffisance de l'expérience dans l'élaboration de la connaissance appelle au perfectionnement de sa démarche.
[...] Pour Canguilhem, il est question de « tenter par l'analyse l'approche d'un être qui est un tout » ; et tout en l'étant, il demandera un savoir en développement continu, capable d'en déceler la nature vivante, muable. Si au début de l'?uvre la narratrice rappelle constamment son ignorance et son inexpérience, elle approche pourtant la connaissance comme un vécu, « d'après ce que j'ai pu en observer, l'odorat des chats n'est pas tellement développé », dit-elle. Conclusion Pour conclure, penser l'expérience conduit à son institution comme seulement une partie de la connaissance, c'est-à-dire qu'elle peut être en mesure de l'assurer, mais elle ne le ferait que provisoirement et partiellement. [...]
[...] Aronnax déclare : « ce livre faisait de moi un spécialiste dans cette partie assez obscure de l'histoire naturelle. Mon avis me fut demandé ». En plus d'être insuffisante, l'expérience affiche bien des imperfections qui lui font perdre sa prépondérance dans le processus d'élaboration de la cognition. Par conséquent, fonder une connaissance peut même se passer de l'expérience, en donnant le primat au raisonnement logique et aux enseignements théoriques tel il a été le cas dans la science classique, comme il convient à A. [...]
[...] Haushofer, on montrera dans quelle mesure l'insuffisance de l'expérience dans l'élaboration de la connaissance appelle au perfectionnement de sa démarche. Notre réflexion s'organisera en trois parties. On commencera par montrer que l'expérience est une étape majeure dans le processus de construction de la connaissance, sans qu'elle ne soit la seule voie qui mène au but cité. Ensuite, on soulignera l'insuffisance inhérente à cette démarche. En fin, on aura à élucider l'idée selon laquelle atteindre la connaissance exige un perfectionnement de la méthode expérimentale. [...]
[...] La Connaissance de la vie - Georges Canguilhem (1952) ; Vingt Mille Lieues sous les mers - Jules Verne (1870) ; Le Mur invisible - Marlen Haushofer (1963) - À partir de ces oeuvres, dans quelle mesure l'insuffisance de l'expérience dans l'élaboration de la connaissance appelle-t-elle au perfectionnement de sa démarche ? Introduction L'importance de l'expérience ne fonde pas sa transcendance, ni son autonomie. Dans ce sens, Kant déclare : « si toute notre connaissance débute avec l'expérience, cela ne prouve pas qu'elle dérive toute de l'expérience ». [...]
[...] Certes, l'expérience est une étape majeure dans le processus de construction de la connaissance - De l'expérience à la connaissance : quand l'immersion dans la nature par le moyen des sens permet de déduire des vérités et de construire un savoir - Expérimenter, c'est témoigner et rendre compte d'un vécu, rendu significatif et valorisé par le savoir a priori II. Néanmoins et tout en prétendant à l'autonomie, l'expérience reste insuffisante, parfois dépassable - La seule expérience crée surtout l'illusion de connaître et non la connaissance, dans la mesure où celle-ci exige le concours du raisonnement et de l'analyse. D'où l'hégémonie du savant sur l'homme empirique - Fonder une connaissance peut se passer de l'expérience, en donnant le primat au raisonnement et aux enseignement théoriques III. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture