Pascal, Pensées, condition humaine, conscience, métaphysique, existence, corps, Descartes, tragédie, éducation, morale humaine, dignité humaine
Dans ce texte, extrait des Pensées de Blaise Pascal, l'auteur nous demande de nous interroger sur la valeur paradoxale de la condition humaine. [...]
Pour Pascal, il s'agit ici de s'opposer à cette position moderne qui conduit l'Homme à se croire maître et possesseur de la nature, comme si son esprit lui donnait un pouvoir ou une puissance infinie d'action sur la nature. En inquiétant l'angoisse de notre véritable condition d'être naturel, marqué par la finitude et condamné à la mort, Pascal cherche à faire oeuvre de moraliste.
[...] Comme il l'écrit à la fin de son texte : « Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C'est de là qu'il nous faut relever et non de l'espace et du temps que nous ne saurions remplir. » (Ligne 10). Ainsi, le constat de notre condition tragique nous ouvre aussi au constat de notre dignité imprescriptible : L'homme n'est grand que lorsqu'il se sait faible. [...]
[...] Comment, dès lors, Pascal va-t-il construire dans ce texte une définition originale de la conscience humaine, pourquoi selon l'auteur cette conscience le rend-t-elle digne malgré la misère de sa condition ? Pour Pascal, dans le premier mouvement de cet extrait qui s'étend de la ligne 1 à la ligne il s'agit d'opposer à la définition de l'homme comme sacre de la création, l'idée que sa condition est « misérable », dans le sens où il doit affronter de sa naissance à sa mort toutes les difficultés liées au fait d'être un corps. [...]
[...] Par principe il faut entendre ici ce qui est premier, ce qui doit fonder toute réflexion et toute action morale. Bien penser c'est donc pour Pascal, savoir reconnaître notre condition, et savoir agir en conséquence pour nous même et pour les autres. De la sorte, le principe de cette moralité s'établit non dans une certitude mais dans une conscience de la faiblesse de l'homme. Agir moralement revient à penser l'homme en tenant compte de sa condition tragique, ambivalente et indéterminée. [...]
[...] Ce qui est tragique ici, c'est donc cette conscience qui est donnée à l'homme de sa condition matérielle, contrairement à l'arbre qui ne se sait pas misérable. La conscience humaine est donc ici pensée, mais non pensée pure, elle suppose une réflexivité de l'homme qui se saisit dans le monde et constate sa séparation, sa césure avec celui-ci. Dès lors, comment Pascal va-t-il exprimer cette impression que peut connaître l'homme de ne pas être son corps, de ne pas appartenir véritablement à ce corps ? [...]
[...] Pensées, Extrait - Blaise Pascal (1670) - Comment l'auteur va-t-il construire dans ce texte une définition originale de la conscience humaine et pourquoi, selon lui, cette conscience le rend-t-elle digne malgré la misère de sa condition ? Dans ce texte, extrait des Pensées de Blaise Pascal, l'auteur nous demande de nous interroger sur la valeur paradoxale de la condition humaine. Pascal affirme : « La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît misérable. » (Ligne ainsi faut-il considérer l'Homme comme écartelé entre le constat de sa misère et la possibilité de considérer cette misère, c'est-à-dire d'accéder à une conscience tragique de sa condition. [...]
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