désir, besoin, satisfaction, plaisir, Socrate, Platon, raison
La philosophie antique, vu la notion équivoque du désir, recommandait la méfiance par rapport à nos désirs, tandis que les philosophes contemporains ont, quant à eux, accordé à la notion de désir un caractère positif en la qualifiant « d'essence même de l'Homme » alors que le désir pourrait être irrationnel et ne pas être bon pour l'Homme, d'où l'importance de raisonner sur le rôle fondamental de l'objet du désir dans l'accomplissement de ce dernier.
[...] [Conclusion.] En conclusion, il n'est pas souhaitable de satisfaire tous nos désirs, vu que tous les désirs ne mènent pas nécessairement à une situation de bien-être. L'aboutissement du désir peut constituer un danger pour l'homme ou prendre un caractère irrationnel avec des conséquences négatives dans la vie sociale de l'homme. Ensuite, le désir étant illimité chez l'homme vu qu'une fois assouvi, un autre désir apparaît, l'objet de ce désir est donc l'impossibilité de le combler totalement. Contrairement à Calliclès qui encourage la satisfaction de tous les désirs, il demeure donc préférable d'adopter, comme le défend Socrate, un comportement de méfiance face au désir en faisant appel à la raison pour contrôler le désir et mesurer l'impact de son aboutissement. [...]
[...] Est-il souhaitable de satisfaire tous nos désirs ? [Introduction.] En formulant un désir, l'Homme exprime un manque, une privation qui traduit une souffrance. Cela signifie que l'objet de ce désir demeure indispensable à son bien-être. « Est-il souhaitable » signifie « Est-ce que cela est bon pour nous ? ». A priori, tout désir aboutit à sa satisfaction. Par « satisfaire tous nos désirs », on entend tous les désirs sans exception. La philosophie antique, vu la notion équivoque du désir, recommandait la méfiance par rapport à nos désirs tandis que les philosophes contemporains ont quant à eux, accordé à la notion de désir un caractère positif en la qualifiant « d'essence même de l'homme » alors que le désir pourrait être irrationnel et ne pas être bon pour l'homme d'où l'importance de raisonner sur le rôle fondamental de l'objet du désir dans l'accomplissement de ce dernier. [...]
[...] C'est pourquoi, il ne faut pas priver l'homme de ses désirs alors que la satisfaction de tous n'est pas à privilégier. En effet, l'homme ne peux pas vivre sans désirer au point qu'un désir peut devenir obsessionnel et ainsi perturber sa vie. Le désir est permanent et par conséquent illimité. Il peut être satisfait mais pas comblé. Il demeure donc complexe voire même impossible de combler tous les désirs. Mais selon la philosophie antique et notamment Socrate, ne satisfaire qu'une partie de ses désirs, relève de la méfiance par rapport au caractère équivoque du désir. [...]
[...] L'homme pourrait dès lors souffrir du fait que son désir ne se réalise pas. De plus, le désir est intense et devient une obsession pour l'homme qui adopte un comportement perturbé au quotidien avec les conséquences que cela incombe dans sa vie sociale. En désirant l'inaccessible, l'homme n'est plus lui-même. C'est pourquoi, l'homme doit dès le départ, lorsqu'il éprouve un désir, raisonner afin d'évaluer s'il le conduira au plaisir, vers un danger ou tout simplement admettre qu'il n'est pas réalisable mais le désir à peine assouvit, il réapparaît. [...]
[...] Cependant, même si la vie de l'homme est rythmée selon ses désirs, cela ne le contraint pas de les satisfaire tous car certains relèvent de l'imaginaire. L'homme est ainsi protégé sans pour autant être privé de ses désirs. [III. Distinguer le désir du besoin.] Enfin, même si l'objet fondamental du désir représente un manque, une privation, il est susceptible de provoquer une tension et non pas une situation de bien-être, une satisfaction. En effet, le désir ne doit pas être confondu avec un besoin. [...]
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