Infini intensif, infini extensif, Dieu, Duns Scot, Saint Thomas d'Aquin, Bonaventure, infini en acte, infini en puissance, quantité infinie, qualité infinie, premier moteur immobile, nature divine, haccéité, ipsité, métaphysique, théologie, concept d'être, intelligibilité, actualité intensive, puissance extensive, Ordinatio, Itinéraire de l'esprit vers Dieu, Confessions, Aristote, infini privatif, infini qualitatif, unité de la création, béatitude, intellect humain, analogie, représentation de Dieu, infini actuel, infini potentiel, divisibilité quantitative, présence de Dieu, création, monde, nature, créature, philosophie médiévale, théologie chrétienne
Comment penser la nature infinie de Dieu en rapport avec la nature finie de sa créature ? Telle est l'une des questions les plus essentielles que se pose la théologie scolastique du Moyen-âge, de Saint Thomas d'Aquin à Duns Scot en passant par Bonaventure. Pour comprendre les attendus de cette question, mais aussi les tensions qu'elle va supposer, notamment entre le discours de Bonaventure et celui de Scot, il faudra tout d'abord revenir aux réflexions que produit Aristote sur l'infini dans sa Physique. Pour Aristote, l'infini (apeiron) suppose de considérer une quantité sans limitation. Or, qu'est-ce qu'une quantité sans limitation, ce concept est-il intelligible ?
Mémoire complet disponible ici : https://www.mystudies.com/fr-fr/philosophie-et-litterature/culture-generale-et-philosophie/memoire/infini-jean-duns-scot-966175.html?id=966175
[...] C De l'infini comme privation, à l'infini comme accomplissement des fins divine chez Bonaventure : (Sermons, Sentatorum, Itinéraire de l'esprit vers Dieu) - Lecture de la métaphysique d'Aristote par Bonaventure. L'infini comme puissance actualisé dans l'ordre des fins par la volonté divine. Lecture des sermons et de l'Itinéraire de l'esprit vers Dieu. - De l'infini puissance à l'infini en acte : « l'id ipsum esse » chez Bonaventure dans in Librium primum sentatiarum. - De l'infinité de Dieu comme « autre absolu » à l'infinité de Dieu comme réalisations de la fin divine dans la béatitude de sa créature. [...]
[...] Il faudra pour Bonaventure montrer dans la suite de la déduction métaphysique du pouvoir infini par nature du premier moteur immobile, que l'infinité divine suppose aussi sa réalisation ou son accomplissement dans l'accession à la béatitude de l'homme. Comment alors penser l'infinité non plus comme une quête sans fin mais comme une fin ? Cette question à laquelle essaie de répondre Bonaventure supposera d'indiquer dans une seconde partie en quoi Duns Scot va inquiéter le point de vue thomiste et celui de Bonaventure au travers de la notion d'infini extensif et d'infini intensif. Définir l'infini en termes de qualité et d'expression (intensivité) et en termes de quantité (extensivité) suppose de disqualifier la théorie de la ressemblance de l'être. [...]
[...] Dieu a donné à l'homme une âme libre, faisant de lui un étant capable de volonté et de connaissance. - De la volonté de Dieu et de la volonté de l'homme dans le monde. Unité de la nature divine et de la nature humaine malgré leur différence d'essence. Le fini comme compréhension de l'infini. - Unité de la création et béatitude de l'homme comme horizon infini de la création. La mystique de Scot comme ascension vers l'infini intensif de Dieu. [...]
[...] Comment l'infini intensif de la nature divine est-il connaissable par l'homme selon sa nature propre ? Pourquoi cette connaissance suppose- t-elle que Dieu soit un étant simple et infini ? Comment dès lors considérer son lien intime avec sa créature et avec le monde qu'il a créé ? Dans un troisième moment nous nous intéresserons au rapport que tisse l'ontologie scotiste entre le monde Dieu et la création, entre l'extensivité de l'infini (de par sa quantité) et l'intensité de l'infini (de par sa qualité), médiatisé dans la finitude de l'homme. [...]
[...] Nous nous poserons de la sorte dans ce dernier moment de notre Mémoire la question de savoir : Pourquoi faut-il considérer que la nature infinie de Dieu transparaît aussi dans l'expérience que nous faisons de l'extensivité infinie du monde ? Plan détaillé du mémoire Partie I L'infini avant Duns Scot Définition de l'infini en puissance et en acte chez Aristote : l'infini en acte est impossible à penser en termes de quantité. L'infini est un continu infiniment divisible mais non point divisible en indivisible. [...]
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