Robert Badinter, peine de mort, abolition de la peine de mort, ministre de la Justice, Garde des sceaux, Victor Hugo, Camus, dissuasion, morale, dictature, démocratie occidentale, loi du talion, justice, civilisation
Robert Badinter prononce ce discours à l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981, il est alors ministre de la Justice et Garde des Sceaux et demande l'abolition de la peine de mort en France. Ce discours est retransmis à l'époque en direct sur FR3, l'ancêtre de France 3.
[...] C'est déjà ce que disait Victor Hugo expliquait lorsqu'il disait que seul Dieu doit pouvoir choisir de la vie ou non d'un autre homme. Robert Badinter explique également qu'il serait regrettable de vouloir succomber à la loi du talion, « ?il pour dent pour dent ». En tant qu'avocat, Robert Badinter explique qu'il connaît mieux que quiconque la douleur des victimes des crimes les plus atroces. Seulement, il pense qu'il est illusoire de croire que les victimes puissent trouver une forme de consolation, de réconfort dans la mort du criminel. [...]
[...] À la 42ème minute du discours, il prend également l'exemple concret de condamnés à mort qui pouvaient souffrir de handicaps physiques ou mentaux et qui ne représentaient plus de dangers ou bien n'étaient pas avec certitudes responsables de leurs crimes en cas de déficience mentale. C'est pour ces différentes raisons que Robert Badinter propose ce discours de près d'une heure trente dans laquelle il condamne la peine de mort, parce qu'il pense qu'elle n'est pas dissuasive, mais également parce qu'il pense qu'elle est immorale. [...]
[...] « L'abolition de la peine de mort » : discours de Robert Badinter à l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981 - Robert Badinter (1981) - En quoi ce discours évoque-t-il la thématique littéraire ? Robert Badinter prononce ce discours à l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981, il est alors ministre de la Justice et Garde des Sceaux et demande l'abolition de la peine de mort en France. Ce discours est retransmis à l'époque en direct sur FR3, l'ancêtre de France 3. Robert Badinter explique notamment en quoi la peine de mort n'a pas de valeur dissuasive selon lui, mais il explique en outre en quoi la peine de mort est selon lui contraire à la morale et c'est pourquoi des écrivains tels Victor Hugo et Albert Camus se sont insurgés contre elle avant lui. [...]
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