On ne badine pas avec l'amour, Alfred de Musset, analyse linéaire, pièce de théâtre, amour, argumentation, émotion, critique sociale, Religion, rhétorique, romantisme, désillusion, dramaturgie
Dans l'extrait présenté, Camille vient d'annoncer à Perdican qu'elle souhaite retourner au couvent et se faire nonne. Face aux arguments qu'elle donne au jeune homme, ce dernier tente de lui prouver que son raisonnement est influencé par les autres femmes du couvent et il lui décrit ce qu'est l'amour, selon lui. Il se lance alors dans une tirade pour lui montrer de manière argumentée qu'elle est dans le faux et que l'amour vaut le coup d'être vécu.
[...] Métaphore une nouvelle fois avec le terme « masque de plâtre » qui sous-entend que les nonnes ont éduqué Camille pour qu'elle n'ait aucune émotion ni sentiment. Il revient à l'attaque contre les nonnes. L'expression « baiser de frère » insinue que même d'un point de vue amical il méritait au moins un baiser, il ne considère pas en demander beaucoup au vu de leur complicité passée. Les nonnes semblent totalement avoir manipulé Camille selon Perdican. Ligne 11 à 12 : Le jeune homme insiste sur l'espoir qu'il reste avec la conjonction de coordination « mais » : métaphore de l'espoir avec « ton c?ur a battu ». [...]
[...] Ligne 19 à 21 : Perdican se lance dans une leçon marquée par l'utilisation du présent de vérité générale. Il insiste à travers deux énumérations sur les défauts des hommes et de femmes. Il rappelle le statut de mortels que chacun en opposition aux nonnes qui se prennent presque pour des dieux à travers leur discours. C'est encore un moyen de les mettre en accusation. Ligne 22 à 23 : Vision extrêmement pessimiste du monde pour le jeune homme. On voit toute sa colère face au choix de Camille. [...]
[...] Rupture avec la conjonction de coordination « mais » qui va contrebalancer avec tous les aspects mélioratifs. Il prend comme exemple le moment de la mort comme sorte de dernier constat de sa vie avec la métaphore « bord de sa tombe ». Ligne 28 à 30 : Discours direct qui marque l'ultime conclusion concernant le fait d'avoir aimé lorsqu'on a vécu. Utilisation de la première personne du singulier « je » qui marque l'aspect personnel de cette conclusion pour Perdican. Parallélisme avec « souvent » et « quelquefois » qui renforce l'impact de ses mots. [...]
[...] Il prend des risques et utilise même une hyperbole pour déclarer son amour « le bonheur de ma vie ». Phrase choc à la fin où il prétend que les femmes du couvent ne méritent pas le paradis. Il condamne leur manipulation. Ligne 16 : Camille se place au même niveau qu'elles et veut savoir si Perdican fait de même. Elle veut tester les sentiments de son cousin. 2e mouvement Ligne 17 à 18 : Drame romantique qui se met en place avec l'apostrophe au début de la réplique de Perdican. [...]
[...] C'est une véritable déclaration à l'amour qui montre qu'aimer est, selon Perdican, le but de la vie. Conclusion : La colère et la déception de Perdican se fait sentir dans cet extrait. Il accuse tout le long les nonnes qui ont, selon lui, influencé de manière négative la jeune et naïve Camille. Il lui montre ses contradictions mais en vain. Il lui dresse aussi un portrait plutôt romantique de l'amour qui réunit deux êtres imparfaits et surtout qui permet de rendre belle la vie. [...]
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