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Dans le cadre de l'épreuve orale du baccalauréat de Français, cette analyse linéaire étudie le poème « Ma Bohème » d'Arthur Rimbaud.
Le sonnet « Ma bohème » se trouve au début de la seconde partie du recueil « Les Cahiers de Douai », et évoque l'une de ses fugues.
[...] Il la tutoie naturellement comme pour montrer sa proximité avec cette grande figure poétique respectée. Les interjections sous forme exclamative « Oh là là » montrent l'enthousiasme de l'adolescent heureux d'être libre et de pouvoir se laisser aller à ses envies poétiques. On peut également observer la présence à la rime des mots « crevées » et « rêvées » qui montrent que l'absence de biens matériels est vite remplacée par la puissance de l'inspiration poétique. II La rêverie nocturne Le début du deuxième quatrain évoque encore la pauvreté du poète « Mon unique culotte avait un large trou ». [...]
[...] Il démontre notamment sa sensibilité de poète qui lui permet d'entendre le bruit venant des étoiles. L'assonance en « ou », « doux frou-frou » met en valeur le bruit de la nuit que le poète connaît bien grâce à ses nombreuses fugues. III L'inspiration poétique Le dernier quatrain et le premier tercet sont naturellement liés puisque la phrase au vers 8 se finit au vers et les deux vers sont seulement séparés par une conjonction de coordination « Et ». Le poète précise qu'il écoute le bruit des étoiles et donne une indication sur le lieu de son errance « assis au bord des routes » comme un vagabond. [...]
[...] On retrouve la première personne du singulier « je », « mes », ce qui montre que le poète parle de son expérience personnelle. Le premier vers « les poings dans mes poches crevées » montre l'attitude calme et tranquille du poète qui a l'habitude de ses fugues pourtant « mes poches crevées » montrent l'état de pauvreté que provoquent ses fugues. Ses poches sont trouées. De plus, son « paletot », sorte de manteau, « devenait idéal », cela insinue qu'il doit être en mauvais état. Pourtant il ne se soucie pas de cette pauvreté, au contraire cela semble le libérer des obligations sociales et lui offre la liberté. [...]
[...] Les lacets de ses chaussures se transforment en corde d'un instrument de musique, il compare ses chaussures à la lyre symbole des poètes depuis l'antiquité. Pourtant, Rimbaud se permet un peu d'ironie en rapprochant à la rime « fantastique » et « élastique », une association surprenante. Il associe dans deux vers « lyre » et « élastique », un objet sacré avec un objet banal et « coeur » et « pied », un organe source de sentiment et un membre du corps très peu poétique. Il précise qu'il « tirait » sur les élastiques comme pour en faire un acte de création non pas musical mais poétique. [...]
[...] Les Cahiers de Douai, Ma Bohème - Arthur Rimbaud (1870) - Comment ce poème montre-t-il un poète épris de liberté ? - Oral du bac de Français Explication linéaire Ma bohème, Arthur RImbaud Introduction Arthur Rimbaud est un poète précoce qui a commencé à écrire très tôt. Élève brillant, il se distingue particulièrement en littérature. C'est un adolescent rebelle qui fugue régulièrement de chez lui. Ce sont ses nombreuses fugues et errances qui lui inspirent les Cahiers de Douai en 1870, son premier recueil publié après sa mort. [...]
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