Châtiment de l'orgueil, Les Fleurs du Mal, Baudelaire, poème, blasphème, théologie, orgueil, faute, hérésie, sacrifice, Jésus, christianisme, paganisme, éloquence, pouvoir, langage, péché, culpabilité, raison, allégorie
"Châtiment de l'orgueil" est le seizième poème de "Spleen et Idéal" de Charles Baudelaire. Juxtaposé à "Don Juan aux enfers", avec lequel il constitue une paire, ce poème a pour objet la chute d'une figure allégorique, celle du théologien, qui correspond à celle du poète. L'effort d'élévation vers le sacré et le surnaturel conduit l'homme à chuter dans l'humiliation.
[...] Les Fleurs du mal, Châtiment de l'orgueil - Charles Baudelaire (1857) - Comment le récit devient-il ici l'allégorie de la fonction poétique ? "Châtiment de l'orgueil" est le seizième poème de "Spleen et Idéal" de Charles Baudelaire. Juxtaposé à "Don Juan aux enfers", avec lequel il constitue une paire, ce poème a pour objet la chute d'une figure allégorique, celle du théologien, qui correspond à celle du poète. L'effort d'élévation vers le sacré et le surnaturel conduit l'homme à chuter dans l'humiliation. [...]
[...] v.20-21 Le théologien est devenu un lieu creux, une place vide occupée par l'obscurité et le silence, ce qui justifie la comparaison avec le caveau et la métaphore funèbre. Il n'a plus accès à lui-même, comme le souligne la comparaison du caveau et de la clef. v.22-26 Les vers 22 à 26 racontent l'au-delà du châtiment. Les cinq derniers vers marquent la conclusion du poème après le récit du drame. Ici, la leçon est personnelle : c'est celle de la figure du poète loué puis bafoué. [...]
[...] Le narrateur du poème est donc anonyme et surplombe son récit. Les termes "des plus grands » singularise le protagoniste du récit et le place au dessus des autres hommes (ce qui sera confirmé par son élévation par la suite). Le docteur en théologie est l'allégorie de la figure du poète. Cette assimilation suppose que le poème contient une leçon relative à la fonction de ce dernier. L'identification est possible car tout deux utilisent le discours pour transmettre quelque chose qui échappe à l'homme commun. Le poème est donc allégorique. [...]
[...] Il a perdu le langage, il est tombé de l'arbre sacré (présent dans les deux premiers vers du poème). L'accumulation d'adjectifs au v.25 dans un rythme ternaire marque la bestialité de l'homme. Avec le v.26, ce sont les seuls verbes à l'imparfait duratif du poème : ils marquent la temporalité éternelle de la faute. v.26 Le poème se clôt sur une scène sacrificielle, celle du théologien autrefois maître et aujourd'hui victime des plus faibles, soit des enfants. Mais le terme "joie" induit une certaine compassion, bien que cette dernière soit aux dépens du théologien, figure du poète. [...]
[...] "De l'armure" (v.13) est en rejet (renforcé par la rupture "Mais" au vers précédent) et marque que Jésus devient une figure non plus chrétienne mais païenne et violente. Mais la violence est celle, surtout, du langage : "attaquer", "armure"? La faiblesse, elle, est nommé en fin de vers par les termes réducteurs de "foetus dérisoire". Comme la "honte" est opposé de la "gloire", le "foetus" est l'opposé du sacré. La gloire rime désormais avec "dérisoire" : elle est dégradée. Deuxième mouvement (v.15 à 26) : les conséquences du péché Les conséquences du blasphème sont décrites des v.15 à 21. [...]
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