King Kong Théorie, Virginie Despentes, féminisme, néo-féminisme, domination, influence sociale, médias, droits des femmes, pouvoir, critique, Grand oral
Virginie Despentes est une autrice française née en 1969. Elle est connue à la fois pour ses positions féministes et son style littéraire tranchant, à rebours de la littérature classique. Dans l'ouvrage "King Kong Théorie", l'autrice cherche à dénoncer la soumission des femmes par les hommes dans un style percutant et incisif.
[...] King Kong Théorie, Extrait - Virginie Despentes (2006) - Comment l'analyse sociologique et l'argumentaire féministe s'articulent-ils dans ce texte ? - Oral bac de français Virginie Despentes est une autrice française née en 1969. Elle est connue à la fois pour ses positions féministes et son style littéraire tranchant, à rebours de la littérature classique. Dans l'ouvrage King Kong théorie, l'autrice cherche à dénoncer la soumission des femmes par les hommes dans un style percutant et incisif. Projet de lecture : comment l'analyse sociologique et l'argumentaire féministe s'articulent-ils dans ce texte ? [...]
[...] À travers un style percutant et incisif, provocateur, qui tranche avec l'idée traditionnel que l'on se fait de la littérature. Despentes dénonce les dikats notamment de beauté auxquels sont soumises les femmes. Son analyse sociologique lui permet de dénoncer avec beaucoup d'acuité la domination des femmes par les femmes construites socialement et médiatiquement. Avec cert ouvrage notamment, Virginie Despentes se présente en quelque sorte comme la figure de proue de ce que l'on appelle le néo-féminisme, souvent présenté comme plus « violent » que le féminisme traditionnel porté par Simone de Beauvoir par exemple. [...]
[...] Virginie Despentes propose alors son interprétation d'inspiration sociologique de ce phénomène. Selon elle, les femmes doivent en quelque sorte s'excuser d'avoir pris un peu de pouvoir alors qu'on comprend bien que cette prise de pouvoir est tout à fait légitime selon elle. L'autrice utilise une polyptote « se rassurer, en les rassurant » (l. pour montrer la réaction en miroir des hommes et des femmes : les femmes se rassurent sur leur féminité, sur leur capacité à être désirées en étant pas trop offensives et par conséquent en ne faisant pas trop peur. [...]
[...] l'attribut sexuel masculin se présentant comme le symbole du pouvoir dans une société patriarcale que vise à dénoncer Virginie Despentes ainsi que la plupart des féministes. L'autrice met donc ainsi en évidence un nouveau paradoxe puisque les femmes se montrent d'autant plus séductrices qu'elles savent que c'est un « simulacre » (l. 10). Le paragraphe se conclut avec une phrase très forte : « Depuis toujours, sortir de la cage a été accompagné de sanctions brutales » (l. 11). La métaphore « sortir de la cage » pour exprimer l'idée de se libérer d'un joug est très forte, elle suggère que les femmes ont été mises en cages comme des animaux par les hommes qui exerçaient une forme de domination sur les femmes. [...]
[...] Dans la seconde partie du texte, Despentes déconstruit l'idée construite socialement selon elle de la supériorité des hommes sur les femmes. Elle conteste l'idée d'une différence fondamentale entre les hommes et les femmes. L'image de la femme est construite socialement selon elle, faisant écho à la célèbre citation de Simone de Beauvoir dans Le Deuxième Sexe : « on ne naît pas femme on le devient ». L'autrice dénonce la manipulation dont ont étaient l'objet les femmes depuis longtemps, elle exprime cette idée à nouveau avec des métaphores frappantes : « l'idée que notre indépendance est néfaste incrustée en nous jusqu'à l'os » (l. [...]
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