Lacan, Encore, Freud, éternel féminin, identité féminine, psychanalyse freudienne, Séance du 13 mars 1973 du séminaire de Jacques Lacan, psychanalyse, féminité, désir, nature, jouissance, sexualité féminine, désir féminin, complexe d'Oedipe
Dans l'extrait considéré, Lacan inscrit sa réflexion dans l'espace d'un manque de la psychanalyse héritée de Freud. Il existe non seulement un « laissé de côté » dans la théorie freudienne en ce qui concerne le « Was will das Weib ? Que veut la femme ? », mais celui-ci l'a été délibérément. Doit-on comprendre que Freud a été confronté à un obstacle incontournable dans l'élaboration de la théorie du désir féminin, ou qu'il a projeté sur la question des présupposés sexistes ? Ayant posé le champ de sa réflexion, Lacan pose un préalable définitoire : alors que la femme pourrait apparaitre comme une réalité évidente, il souhaite préalablement repenser cette catégorie ancrée dans la culture et sans doute insuffisamment questionnée. Pour penser le désir féminin, il faut avant tout penser la femme en tant que réalité distinctive, comme le veut l'article défini à valeur générale.
[...] Séminaire III, Les Psychoses, Paris, Seuil, 1981 Séminaire IV, La relation d'objet, Paris, Seuil, 1998. Séminaire Les formations de l'inconscient, Paris, Seuil, 1998. Séminaire XIX? ou pire, Paris, Seuil, 2011 Séminaire XX, Encore, séance du 13 mars 1973, Paris, Seuil collection Points. Roudinesco, Elisabeth ; Plon, Michel, Dictionnaire de psychanalyse, Paris, Fayard, 1997. Markos Zafiropoulos, La question féminine de Freud à Lacan : de la mère à la femme, Paris, PUF, 2014. Articles Pickmann, Claude-Noëlle, « Le Pas-tout de Lacan? [...]
[...] Il y ainsi une réorientation très claire et cohérente de la métapsychologie chez Lacan et de ce fait de la manière d'envisager la constitution psychique du sexuel. Il s'écarte ainsi de Freud « pour qui il n'y a de libido que masculine » En effet, l'inventeur de la psychanalyse a opposé la figure masculine à la libido phallique à la figure féminine soumise à la castration du fait de l'absence de pénis. L'absence de pénis serait ainsi la marque de cette castration : « La différence qui réside dans cette part du développement sexuel de l'homme et de la femme est une conséquence naturelle de la différenciation des organes génitaux et de la situation psychique qui s'y rattache ; elle correspond à la différence entre castration accomplie et simple menace de castration.3 ». [...]
[...] Le corps est l'Autre de femme et, ainsi, la jouissance Autre est extase, donc au-delà de la signification, dans l'indicible. Bibliographie Ouvrages André, Serge, Que veut une Femme ? Paris, Seuil, 1995. De Certeau, Michel, La Fable mystique, Paris, Gallimard, Tel, 1982. Freud, Sigmund, Totem et Tabou, [1913], Paris, Payot, 2001. « Quelques Conséquences Psychiques de la Différence Anatomique entre les Sexes », [1925], in La Vie Sexuelle, Paris, P.U.F., 1969. Jacques Lacan, Ecrits, Paris, Seuil, 1966. [...]
[...] Loin d'une vision essentialiste qui n'est en réalité qu'un masque auquel la femme doit se conformer ou organiciste de la femme, il va repenser la question sous l'angle structurel dans l'ordre du signifiant. Lacan s'éloigne de la dynamique des pulsions freudienne pour adopter une perspective fondée sur le langage. La femme et son désir peuvent s'écrire sous forme de mathèmes, ou plutôt cette écriture est la problématique même de la femme puisque, pour elle le signifiant est barré du fait de l'accès symbolique au phallus mais, en étant barré, il devient signifiant par excellence. [...]
[...] Nous pouvons ainsi comprendre que la question de l'autre a rapport avec le trou dans la structure que Lacan positionne dans le tableau ci-dessus dans le dédoublement de la structure de la femme entre le signifiant de l'Autre barré et le rapport symbolique au phallus. D'autre part, le sujet ne peut se constituer en tant que femme qu'en acceptant son manque dans l'Autre. Celui-ci n'est pas l'objet d'un interdit, comme pour les hommes qui ne peuvent égaler le père de la horde primitive, mais il est différent et les constitue « pas-toutes ». [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture