Le nouvel esprit du capitalisme, Luc Boltanski, Ève Chiapello, capitalisme, critique sociale, liberté économique, instabilité, société de consommation, travail, contrôle, légitimité, société patriarcale
Des étudiants et des ouvriers qui se lèvent contre un capitalisme qui ne fait qu'engloutir leur énergie, leur créativité et leurs espoirs pour l'avenir. Il était temps de bouger un peu les choses honnêtement, puisqu'on a cette critique sociale qui dénonce des conditions de travail déplorables, et de l'autre côté, une critique plus bohème, qui dit « stop » à la société de consommation et à l'ennui qu'elle impose.
Mais, ce ne sont pas juste des petits caprices d'étudiants en mal de révolution. Ce qu'on voit, c'est un vrai rejet d'un système qui accumule les inégalités.
[...] On entre dans les détails des enjeux de sécurité et de continuité dans le travail, et franchement, c'est un peu comme si on nous faisait croire que la stabilité est un rêve inaccessible. On parle ici de l'instabilité des travailleurs face à un système qui les voit comme des pions remplaçables, et la seule chose qui semble stable, c'est l'insécurité elle-même. Les « liens interpersonnels stables », qui devraient t'assurer une retraite ou une protection, c'est comme essayer de capturer de la fumée. [...]
[...] C'est comme si que le capitalisme, en se réinventant constamment, ne faisait que repousser une crise + profonde, celle de la légitimité. Il essaye de soigner les symptômes (les grèves, les conflits sociaux, la désaffection des travailleurs) sans jamais s'attaquer à la maladie elle-même. Je trouve aussi particulièrement ironique le fait que ce modèle patronal essaye de s'en sortir en augmentant la surveillance et le contrôle, mais cela revient souvent comme un boomerang. + les patrons cherchent à micro-manager les travailleurs, + ils génèrent de la résistance, comme le montre le texte avec cette « guérilla quotidienne » dans les entreprises. [...]
[...] Le nouvel esprit du capitalisme - Luc Boltanski et Ève Chiapello (1999) - « L'association de la critique sociale et de la critique artiste » BOLTANSKI et CHIAPELLO : « L'association de la critique sociale et de la critique artiste » Des étudiants et des ouvriers qui se lèvent contre un capitalisme qui ne fait que manger leur énergie, leur créativité et leurs espoirs pour l'avenir. Il était temps de secouer un peu les choses honnêtement puisqu'on a cette critique sociale qui dénonce des conditions de travail déplorables, et de l'autre côté, une critique plus bohème, qui dit « stop » à la société de consommation et à l'ennui qu'elle impose. [...]
[...] C'est aussi une remise en question de ce qu'on consomme, de ce qu'on crée et de la manière dont on vit nos vies. Et au fond, ce qu'ils demandent, c'est pas compliqué : un peu + d'humanité. Que ce soit dans le monde du travail ou dans la société en général. Parce qu'à force de courir après l'argent, le capitalisme, il a complètement oublié les individus, leurs besoins, leurs aspirations. Et vous savez quoi ? Ils avaient bien raison de tout foutre en l'air pour ça. [...]
[...] C'est comme si le capitalisme transformait tout le monde en robots, sans âme ni créativité. Et c'est ça le problème. Ce système nous promet des rêves d'autonomie et de liberté, mais on nous laisse complètement déconnecté de nous-même. On sent aussi ici que la critique s'élargit, elle ne se limite plus aux usines, mais touche la famille, la société patriarcale, et même la créativité humaine. C'est une révolte contre la manière dont la société tout entière s'organise, avec ces hiérarchies rigides et ce modèle de domination. [...]
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