Sociologie du travail, Julien Gros, conditions de travail, activité professionnelle, différenciation sociale, rémunération, marché de l'emploi, travailleurs, travailleurs indépendants, mobilité sociale, Travailleurs indépendants mais subalternes Les rapports à l'indépendance des bûcherons non salariés, bûcheronnage
Cet article intitulé « Travailleurs indépendants mais subalternes. Les rapports à l'indépendance des bûcherons non salariés » a été rédigé à partir d'une enquête de terrain conduite dans une région française rurale sur une période s'étendant de 2007 à 2012. Il s'intéresse particulièrement au monde forestier et surtout au bûcheronnage et il s'appuie principalement sur des observations faites en situation de travail et sur un compte rendu d'entretiens menés sur ces années autour de deux principaux protagonistes.
[...] La catégorie des travailleurs indépendants, malgré une histoire commune fondée sur une opposition au salariat et au marché à la particularité de reposer sur des divergences internes importantes en termes de revenus et de diplômes. Comme le met en lumière ce texte, devenir bûcheron indépendant n'est pas onéreux mais le maintien durable de son activité passe soit par un capital de départ conséquent soit par une situation maritale qui garantit une rentrée de revenu mensuel. De plus, les objectifs poursuivis peuvent être différents dans le sens ou les travailleurs indépendants issus du monde ouvrier cherchent pour la plupart une activité de proximité, non immédiate qui leur confère une sociabilité locale alors que les travailleurs les mieux dotés intellectuellement anticipent un éventuel licenciement et prennent ce statut pour parer à cette éventualité. [...]
[...] Ce statut touche aussi les milieux populaires et il est boosté par les situations individuelles précaires traversées telles le chômage, l'instabilité des contrats de travail proposés, la facilité à créer son autoentreprise ou les campagnes d'incitation à exercer son activité indépendamment. La situation instable du marché de l'emploi et les enjeux de mobilité sociale sont des facteurs qui poussent les travailleurs à vouloir devenir leurs propres patrons. Conclusion L'analyse du travail indépendant ne se limite pas à ce qu'on appelle communément « l'ubérisation ». [...]
[...] Sociologie du travail, Volume 59, n° 4, Travailleurs indépendants mais subalternes. Les rapports à l'indépendance des bûcherons non salariés - Julien Gros (2017) - Introduction et conclusion Article sur les bûcherons Introduction Cet article intitulé « Travailleurs indépendants mais subalternes. Les rapports à l'indépendance des bûcherons non salariés » a été rédigé à partir d'une enquête de terrain conduite dans une région française rurale sur une période s'étendant de 2007 à 2012. Il s'intéresse particulièrement au monde forestier et surtout au bûcheronnage et il s'appuie principalement sur des observations faites en situation de travail et sur un compte rendu d'entretiens menés sur ces années autour de deux principaux protagonistes. [...]
[...] S'il existait un socle identitaire commun à tous les indépendants, il se structurerait essentiellement autour de la non subordination et de l'autonomie. Globalement, les conditions de travail des indépendants sont aussi variées et hétérogènes que celles des salariés. Les travailleurs indépendants constituent un ensemble de catégories très hétérogène du point de vue des conditions de travail, du niveau de diplôme ou de rémunération. Ils partagent une philosophie commune qui est le fait de se distinguer à la fois des salariés, et des employeurs seulement préoccupés par la gestion du travail de leurs employés. [...]
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