Ministère de l'Éducation nationale, reconversion professionnelle volontaire, enseignant, professeur des écoles, fonction non enseignante, formation continue, concours, identité professionnelle, transition professionnelle, motivation, malaise enseignant, enseignement, reconversion professionnelle, Éducation nationale, changement identitaire, ancrage professionnel, burn-out, PsyEN Psychologue de l'Éducation Nationale
Cette recherche se consacre à l'étude des reconversions professionnelles volontaires des professeurs des écoles vers des postes non enseignants au sein de l'Éducation nationale. En s'appuyant sur le concept de « malaise enseignant », elle vise à identifier les facteurs et motivations déterminants de ces bifurcations professionnelles. Après un cadre théorique explorant spécifiquement les ressorts sociopsychologiques de la reconversion professionnelle volontaire, une seconde partie empirique interroge 8 anciens professeurs des écoles reconvertis sur des fonctions non enseignantes au sein de l'Éducation nationale. Les principaux résultats de l'étude révèlent que la mobilité interne à l'Éducation nationale est due à un ensemble de facteurs organisationnels et sociaux et motivés par la fuite de conditions d'exercices dégradés, mais aussi par des motivations plus personnelles (souhait de progression professionnelle et besoin de sécurité).
[...] Ainsi, si l'ancienneté peut avoir un impact dans la décision de reconversion, elle s'explique davantage encore par la prégnance des facteurs et des motivations personnels. - De l'importance du rôle des passeurs Comme nous avons pu le voir parmi les facteurs influençant les reconversions professionnelles volontaires, la mobilisation d'un réseau de soutiens en amont comme dans le processus de reconversion professionnel en lui-même. Nous mettrons ici particulièrement en avant le rôle des passeurs. Les discours rapportés mettent en avant le rôle primordial des passeurs. [...]
[...] Il y en a d'autres qui étaient vraiment meilleurs que moi. » 2.2.3. Facteurs influençant le départ du poste de professeur des écoles - L'ancienneté comme facteur important mais non déterminant de la volonté de reconversion 6 des anciens professeurs des écoles interrogés ont une expérience de plus de 10 ans dans le métier (Odile ans d'ancienneté ; Michel ans d'ancienneté ; Valentine ans d'ancienneté ; Hélène ans d'ancienneté ; Amandine et Alice ans d'ancienneté) d'entre eux, ont 5 ans ou moins d'ancienneté en tant que professeurs des écoles (Marie ans d'ancienneté et Géraldine ans d'ancienneté). [...]
[...] 23-35). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.bessi.2009.01.0023 Rakoto-Raharimanana, H., & Monin, N. (2019). Reconversion, bifurcation ou réorientation professionnelle ? Le cas des professeurs des écoles. Recherche & Formation, 90, 73-86. https://doi.org/10.4000/rechercheformation.5012 Baudouin, J.-M. et Dirickx, A. (2021). [...]
[...] Devenu un objet de recherche dans les années 80, il traduit les réactions négatives ressenties et exprimées par le corps enseignant dans des contextes d'évolutions structurelles et instutionnelles constantes, impactant le métier d'enseignant au sein du Ministère de l'Éducation Nationale. Selon Anne Barrère, ces évolutions étant multiples et fonction du contexte, le malaise enseignant peut alors décrire des réalités différentes et évolutives (Barrère p. 1). Ainsi, dans cette première sous-partie, nous nous attacherons à définir les multiples facettes du malaise enseignant, tout en retraçant son évolution historique. Nous analyserons tout particulièrement les différents facteurs qui ont contribué à son apparition et à sa persistance sur le temps long. [...]
[...] Dans notre cas, il nous a donc été possible à partir du cadre théorique d'identifier plusieurs hypothèses de recherche pouvant expliquer les facteurs et motivations de la reconversion professionnelle volontaire des enseignants à des fonctions non enseignantes au sein de l'Éducation Nationale. Nous avons dès lors formuler 3 hypothèses : Notre première hypothèse est la suivante : Les professeurs des écoles souhaitent quitter la fonction d'enseignant en raison de facteurs multiples, dont la raison première est l'épuisement professionnel ; Notre seconde hypothèse est que la reconversion des enseignants se fait en interne à l'Éducation Nationale tout d'abord pour répondre à un besoin de sécurité et par facilité, puisqu'ils sont d'ores et déjà familiers avec l'environnement professionnel, possède une sécurité de l'emploi et ont peur du changement. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture