Peu importe le type ou le niveau du concours que vous souhaitez passer, sa préparation passe inévitablement par une période longue et intense de révisions. Cependant, si vous manquez de temps, votre réussite dépendra de votre capacité à optimiser votre travail : visez donc un maximum d’efficacité en un minimum de temps.

Dans un premier temps, vous devrez programmer, en fonction du nombre de semaines qu’il vous reste, votre planning de révisions, afin d’accorder suffisamment de temps à l’apprentissage de la méthodologie et à l’acquisition des connaissances. Ensuite, vous devrez identifier les sources référentes (sites institutionnels, livres immanquables, etc.). Enfin, vous devrez vous tester à travers l’étude des annales. Pas d'inquiétude, nous vous détaillons tout ceci dans les prochaines lignes !


Pourquoi mettre en place un rétroplanning ?

Pour vous aider dans cette gestion du temps, vous pouvez vous constituer un calendrier des principales étapes. De manière générale, les concours sont difficiles et sélectifs. Les épreuves font appel à des savoirs techniques. Il est donc indispensable de :

-       Connaître et analyser parfaitement les éléments du programme des épreuves : pour cela, renseignez-vous sur le site de l’organisateur de l’examen afin d’évaluer en amont vos atouts mais aussi vos lacunes à combler ;

-       Travaillez les savoirs fondamentaux indispensables de la spécialité au titre de laquelle vous concourez

-       Maitrisez la méthodologie des épreuves, qui ne s’improvisent pas et nécessitent de la pratique et de l’entrainement.

En fonction du concours visé, vous devez porter à ces trois points un temps plus ou moins conséquent. Même si le temps vous manque, vous devez ne faire aucune impasse, ni sur la méthodologie, ni sur les savoirs fondamentaux. En effet, maîtriser les connaissances sans être au point sur la méthodologie vous conduira forcément à l’échec (et vice versa).


Comment trouver des sources sûres ?

Trouver des sources sûres est souvent ce qui différencie un candidat qui « travaille beaucoup » d’un candidat qui « travaille bien ». En quelques mois, vous n'avez pas le temps de dissiper votre énergie sur des contenus approximatifs. Si vous êtes dans l’urgence, vous devez impérativement faire le tri. Dites-vous que vous ne pourrez pas tout lire. Vous ne devez pas multiplier les sources, mais plutôt identifier les quelques manuels et sites de référence.

En premier lieu, vous devez vous procurer les notes de cadrage, qui vous rappelleront les intitulés des épreuves et les conditions dans lesquelles elles se déroulent. C’est un préalable indispensable.

Attachez ensuite une grande importance aux rapports du jury des années précédentes. C’est l’une des sources les plus sous-estimées. C’est le document le plus précieux. Le jury y explique ce qu’il a aimé, ce qui l'a agacé, et surtout, les références bibliographiques qu’il juge indispensables.

Si un auteur y est cité trois fois, il doit devenir votre nouveau meilleur ami. Repérez les thèmes ou auteurs qui semblent récurrents, et faites de leurs écrits vos nouveaux livres de chevet. Quelle que soit votre thématique, certains ouvrages font figure de classique : Dalloz pour le droit, Dunod pour les sciences économiques et techniques, Ellipses en sciences humaines. Dans l’idéal, un ou deux livres sont amplement suffisants. N’oubliez pas : plus vous multiplierez vos sources, et plus vous risquez de vous éparpiller !


Quel est l'intérêt des fiches de révisions ?

Pour permettre une meilleure acquisition des savoirs, il est indispensable que ce soit vous qui élaboriez vos propres fiches de révisions. Plus qu’un simple copier-coller, ces fiches doivent vous permettre de construire pas à pas votre socle de connaissances. En rédigeant vous-mêmes vos fiches, vous activerez votre cerveau, qui tâchera non seulement de retenir les informations, mais aussi de les hiérarchiser, en mettant en avant certains points clés, tout en mettant plus ou moins de côté certains sujets qui ne paraissent pas des plus pertinents à retenir pour votre concours.


Testez-vous en situation d’examen avec des annales

Réviser sans faire d’annales serait contre-productif. En effet, il est essentiel de confronter votre travail sur les connaissances et la méthodologie en vous mettant en situation.

Pour cela, il est tout d’abord de prendre connaissance des conditions de l’examen (volume horaire, documents à disposition ou non…).

Dans un second temps, essayez de récupérer des annales récentes et avec la correction. Si vous ne pouvez pas vérifier la qualité de votre travail et apprendre de vos erreurs, l’exercice ne portera pas ses fruits.

Ensuite, faites une véritable mise en situation. Faire des annales sans pression ne vous servira à rien. Pour que ce processus soit efficace, vous devez simuler les conditions réelles : pas de téléphone, pas d’aide superflue par rapport à ce qui est prévu le jour du concours et un chrono strict. Éventuellement, si vous avez l’occasion de réaliser l’exercice à plusieurs reprises, vous pouvez, lors du premier essai, vous adossez à un résumé de la méthodologie : c’est en forgeant que l’on devient forgeron ;

Une fois la simulation terminée, attachez une importance toute particulière à la correction. En effet, vous devez analyser le « pourquoi » de vos erreurs. Si vous avez faux, demandez-vous : est-ce un manque de connaissance, une mauvaise lecture de l'énoncé ou un problème de gestion du temps ?

Enfin, essayez d’analyser les annales de ces dernières années. Certains thèmes peuvent en effet revenir de manière cyclique. Si votre concours est susceptible de traiter un thème lié à l’actualité, essayez également de vous tenir au courant des dernières nouveautés de votre spécialité.

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Conclusion

Réviser un concours dans une situation d’urgence est souvent très stressant. Cependant, vous pouvez transformer cette contrainte en atout, car elle vous poussera à être attentif lors de vos révisions pour sélectionner les sujets importants. Vous éviterez ainsi de passer trop de temps sur des thèmes peu pertinents. N’oubliez pas : plus que la quantité, c’est la qualité de votre travail qui fera la différence.


FAQ

Est-il déjà trop tard pour réviser ?

Non, il n’est jamais trop tard ! Qu’il vous reste 15 jours, 2 mois ou 6 mois pour réviser, il est toujours possible, après avoir défini un rétroplanning et vos priorités, de travailler efficacement. Vous aurez certes moins de souplesse, mais de nombreux concours ont déjà été réussis dans l’urgence.

Faut-il faire des fiches ou lire directement les cours ?

Plutôt que les fiches, privilégiez les cartes mentales pour vous permettre de relier les concepts. Cela favorisera leur mémorisation et leur compréhension. De plus, la rédaction de fiche sera trop chronophage.

Faut-il sacrifier vos nuits pour réviser dans l’urgence ?

Surtout pas ! Plutôt que la quantité, vous devez privilégier la qualité de vos révisions. Misez tout sur la révision active, et profitez de vos nuits pour récupérer, et être plus actif durant la journée.

Faut-il faire des impasses ?

Oui, mais des impasses "intelligentes". Ne délaissez pas un chapitre entier si c'est un pilier du concours. En revanche, si un sujet est extrêmement complexe, très rare dans les annales et qu'il vous demande 3 jours de compréhension, sacrifiez-le.

Réviser jusqu’à la fin est-il utile ?

Cela dépend, mais dans votre cas, chaque minute compte. Les révisions quelques minutes avant l’épreuve peuvent même être très utiles dans le cadre de la mémoire immédiate, en vous sauvant une question lors de l’examen. 

Sources

Perret, C., Berthaud, J. et Pichon, L. (2014). Proposer des révisions intersessions aux étudiants de 1re année : quelles relations avec la réussite aux examens ? Les Sciences de l'éducation - Pour l'Ère nouvelle, . 47(1), 37-65. doi.org

Voirin-Bremont, L. et Véziant, O. (2023). Objectif CRPE - 100 fiches efficaces pour bien réviser - Maths, épreuve écrite d'admissibilité. Hachette Education. stm.cairn.info