Coup d'État du 2 décembre 1851, Napoléon III, président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, Victor Hugo, critique, légitimité présidentielle, rôle de l'armée, IIe République, suffrage universel masculin, article 50 de la Constitution, droits du peuple, conservatisme, bataille de Marengo, autoritarisme, démocratie, valeurs républicaines, légitimité du pouvoir
La première lettre est rédigée par Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), le 2 décembre 1851, jour du coup d'État. Neveu de Napoléon Ier, il est également le président élu au suffrage universel masculin sous la Deuxième République (1848-1851). Après ce coup d'État, il devient empereur sous le nom de Napoléon III.
Le second texte est une lettre rédigée par Victor Hugo le 3 décembre 1851 en réponse au coup d'État. Hugo, député du Parti de l'Ordre et soutien de Louis-Napoléon Bonaparte depuis 1848, devient un opposant virulent au coup d'État, prenant la décision de s'exiler pour fuir la répression menée par Napoléon III.
[...] De là, nous étudierons ces deux textes en nous interrogeant sur la façon dont ils mettent en avant deux visions différentes de la légitimité politique et du rôle de l'armée dans le contexte du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Tout d'abord, nous verrons l'opposition entre l'idée d'une armée émancipatrice et celle d'une armée obéissante. Ensuite, nous verrons le contraste entre les différentes conceptions de la légitimité politique. Enfin, nous nous pencherons sur les usages différenciés de l'histoire faite par les deux auteurs pour mobiliser et légitimer. [...]
[...] Il évoque également le souvenir de Napoléon Bonaparte comme président de la République à travers son succès lors de la bataille de Marengo du 14 juin 1800 (Pansini, 2015). Pour autant, cette double référence sert à illustrer une rupture entre des promesses républicaines et les actes de Napoléon III. Il évoque alors un détournement de l'histoire au profil d'un réel projet autoritaire. Conclusion A travers cette étude, nous avons pu montrer que Louis-Napoléon Bonaparte et Victor Hugo avait deux conceptions différentes de la légitimité politique, du rôle de l'armée et de l'utilisation de l'histoire en lien avec le coup d'État du 2 décembre 1851. [...]
[...] https://doi.org/10.3917/parl.012.0024. Bouyssy, M. (2024). Rue Transnonain avril 1834 : Un massacre à la française. Limoges : Éditions Lambert-Lucas. Cardoni, F. (2003). La « Garde de la République » et le coup d'État du 2 décembre. Revue d'histoire du XIXe siècle, 26/27, 111-130. Cherrier, E. (2008) . Le 2 Décembre, l'archétype du coup d'État. Napoleonica. La Revue, N° 195-215. [...]
[...] Proclamation du Président de la République à l'armée - Louis-Napoléon Bonaparte ; Proclamation à l'armée - Victor Hugo (1851) - De quelle manière les deux orateurs valorisent-ils des visions différentes de la légitimité politique et du rôle de l'armée dans le contexte du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte ? - Introduction et plan détaillé Le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte a lieu le 2 décembre 1851. Il se déroule sous la Deuxième République, proclamée en février 1848 suite à la révolution de la même année. [...]
[...] Louis-Napoléon Bonaparte propose une vision autoritaire et providentialiste de l'État où l'armée représente un instrument loyal au service du chef. Il mobilise son prestige familial pour se représenter comme le garant de l'unité national. Il met en avant une approche personnelle de la souveraineté autour de son autorité guidée par la volonté du peuple. Victor Hugo promeut une vision républicaine et émancipatrice de l'armée. Il met en avant les rôles de l'armée comme de gardiens des valeurs de la République et de la souveraineté du peuple. [...]
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