Réseaux sociaux, Internet, révolution numérique, digitalisation, burn-out, conditions de travail, Publicité, GAFAM Google Amazon Facebook Apple Microsoft, totalitarisme, protection des données personnelles, médias sociaux, propagande, démocratie médiatique
Ce document est composé de 5 dissertations sur les sujets d'actualité suivants :
- Les réseaux sociaux régissent-ils notre monde ?
- Les multinationales du Net ont-elles la mainmise sur le monde ?
- Le surmenage au travail est-il inévitable ?
- La publicité peut-elle être considérée comme un système totalitaire ?
- La publicité est-elle vraiment un outil démocratique ?
[...] Elle constitue un relais des entreprises dont la finalité est de vendre ses produits et de faire ainsi des bénéfices. Il est courant pour les grandes entreprises de dépenser des sommes considérables dans leurs campagnes publicitaires, tant elles sont sûres que cette dépense reste in fine rentable pour elles ; assurer la visibilité des produits et des services dans l'espace public semble être un gage de succès. Pourtant, à l'exception des personnes influençables, comme les enfants et adolescents, nul n'est dupe du caractère manipulateur de la publicité ; la qualité ou la beauté de la publicité ne sauraient coïncider avec celles du produit ou du service. [...]
[...] Deuxièmement, c'est aussi la numérisation des activités professionnelles qui peut conduire au surmenage ; à force d'être par exemple disponible constamment par mail, ou de pouvoir les consulter à tout moment, la frontière entre le temps de travail et le temps privé, nécessaire à la reconstitution d'une force de travail, tend à s'estomper. La conjugaison de ces deux facteurs tend à susciter le surmenage. Pour autant, le surmenage au travail n'est pas une fatalité, dès lors que ces causes, certes diffuses, sont identifiées. Il revient alors aux employeurs et aux employés de prendre des dispositions pour prévenir le burn-out. [...]
[...] Suivant cette logique, la publicité ne saurait constituer un outil neutre, elle n'est pas un pouvoir sans conséquence, et encore moins un outil démocratique, puisqu'elle manipule le choix et le vote au lieu de l'éclairer avec la force de la raison et de l'argumentation. Si l'on vote tant avec sa raison que ses émotions, la publicité influence et égare ces dernières. Elle ne nourrit donc pas la rationalité et la discussion argumentée, deux authentiques outils de la vie démocratique. Le fait que la publicité soit accessible à tous ne la rend pas démocratique pour autant. [...]
[...] En ce sens, en échange du maillage social, les fournisseurs de ces réseaux détiennent un pouvoir irréfutable. En quoi consiste, plus précisément, ce pouvoir ? Il est principalement de deux ordres. D'une part, comme le souligne, avec d'autres, Laurent Gayard dans un entretien avec Figarovox, « les réseaux sociaux instaurent un "panoptisme horizontal" qui permet à chacun de surveiller tout le monde à tout instant ». Ce sont donc les utilisateurs qui, en détenant un accès aux informations et données des autres, exercent une forme de pouvoir les uns sur les autres, étant entendu que la surveillance est une des modalités majeures du pouvoir, comme l'a montré Michel Foucault dans Surveiller et punir (1975). [...]
[...] Dans la mesure où le Net a pu être le reflet d'interactions et d'échanges (presque) gratuits, à l'instar de Wikipédia, qui ne fonctionne que grâce aux dons et contributions des usagers, ou encore d'échanges économiques négligeables entre de petits acteurs et des individus, la concentration et la centralisation de ces échanges via les interfaces tenues par les multinationales représente clairement la mainmise d'un petit monde sur le grand monde. Les multinationales du Net ont su s'arroger des places et des parts privilégiées dans un espace investi par la multitude. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture