Paul Cézanne, art, nature, création artistique, environnement, Van Gogh, La Moisson, Marguerite Yourcenar, Un homme obscur, Sophie Taeuber-Arp, dadaïsme, réalisme, conceptualisation, inspiration, natures mortes, autonomisation, hétéronomie, représentation artistique
« La nature, dit-il, n'est pas en surface ; elle est en profondeur. Les couleurs sont l'expression, à cette surface, de cette profondeur. Elles montent des racines du monde. Elles en sont la vie, la vie des idées. Le dessin, lui, est tout abstraction. Aussi ne faut-il jamais le séparer de la couleur. C'est comme si vous vouliez penser sans mots avec de purs chiffres, de purs symboles. » (Joachim Gasquet, Cézanne, Paris, rééd. La Versanne, Encre Marine, 2002).
Dans cet extrait, que nous dit le peintre Paul Cézanne (1839-1906) sur le rapport de l'art à la nature et sur ses moyens d'expression ?
[...] Ainsi, et par essence, l'artiste est libre de sa composition et ne reste pas assujetti à une réalité environnante. C'est dans cette mesure que la nature peut être déformée, malmenée voire obstruée par l'auteur. On remarque attentivement ce rapport quasi inexistant de la nature, volontairement travaillé par l'auteur, au sein de l'ouvrage de Marguerite Yourcenar Un homme obscur (1981) dans laquelle elle évoque durant un court passage le lien entre la flamme et les « corps de cire » (page 166). [...]
[...] Ainsi, Lamartine entreprend de donner sa définition d'un Lac (1820), Aristophane des Oiseaux (414 av. J.C) etc. On peut donc conclure que la citation de Cézanne nous permet de mieux comprendre l'ambivalence des rapports entre art et nature, et tout particulièrement de la place basale que représente la nature au sein du travail artistique fourni par l'auteur. Le rapport que ce dernier entretient avec la nature nous permet par ailleurs de mieux comprendre son cheminement et ses réflexions, entrainant un paradigme de création et composition unique. [...]
[...] Le rapport de l'art à la nature et ses moyens d'expression d'après le peintre Paul Cézanne « La nature, dit-il, n'est pas en surface ; elle est en profondeur. Les couleurs sont l'expression, à cette surface, de cette profondeur. Elles montent des racines du monde. Elles en sont la vie, la vie des idées. Le dessin, lui, est tout abstraction. Aussi ne faut-il jamais le séparer de la couleur. C'est comme si vous vouliez penser sans mots avec de purs chiffres, de purs symboles. [...]
[...] Une notion libre de l'art auquel l'artiste prend ses distances L'irruption de la modernite? démocratique est également un moment de prise en main par l'ariste de son destin, d'autonomisation par rapport toutes les contraintes auxquelles il pouvait être assujetti, alors que la question environnementale réintroduit une forme d'hétéronomie, de contrainte, de finitude. Dès lors, l'artiste s'affranchit des règles que la société impose et transforme la nature. Ainsi, le courant dadaïste impose une nouvelle vision de la nature, différente du réalisme, à l'image de la composition de Sophie Taeuber-Arp : Vertical-Horizontal Composition (1916) présentant un environnement déformé, voire réinventé. [...]
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