Les Fleurs du mal, Baudelaire, Le Vampire, Le Poison, Le Guignon, Une Charogne, Harmonie du soir, La Mort joyeux, La Pipe, mort, bien et mal, obscenité, poésie, amour
Suite à la lecture des poèmes Le Vampire, Le Poison, Le Guignon, Une Charogne, Harmonie du soir, La Mort joyeux et La Pipe issus de l'oeuvre Les Fleurs du mal de Baudelaire, il s'agira de répondre à la question : quelles images la mort et le mal prennent-ils ?
Le document inclut également des expressions citées qui sont expliquées.
[...] Les Fleurs du mal, Le Vampire ; Le Poison ; Le Guignon ; Une Charogne ; Harmonie du soir ; La Mort joyeux ; La Pipe - Charles Baudelaire (1857) - Quelles images la mort et le mal prennent-ils ? Nous avons choisi deux poèmes pour montrer une des façons dont la mort est dépeinte dans Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Il nous a semblé que ces deux poèmes étaient à même de montrer la mélancolie à l'?uvre dans le traitement de la mort. La mort vient ponctuer le discours amoureux voire érotique, pour marquer la persistance de l'amour une fois la mort survenue. [...]
[...] L'obscénité laisse entrevoir la pureté de l'essence de l'amour. Le divin vient côtoyer la mort dans sa forme la plus prosaïque. Dans Harmonie du soir, le même prisme mélancolique semble régir le texte, si ce poème et moins « cru », un chiasme vient à la fin du poème, indiquer la persistance de la personne chérie après sa mort ou sa disparition. « Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige? / Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir » (Baudelaire, 1857). [...]
[...] À l'inverse, là où l'amour ne s'invite pas, dans Le mort joyeux par exemple, le poète décrit sa propre décomposition par des « noirs compagnons sans oreille et sans yeux » (Baudelaire, 1857), des « philosophes viveurs » (Baudelaire, 1857). Le poète semble mettre en opposition ces viles bêtes qui n'ayant aucun sens (ni vue ni ouïe) sont les compagnons de la mort ; et lui-même voulant vivre sa décomposition jusqu'au bout de sa mort. Ici le poète décrit son corps « sans âme », « mort parmi les morts » (Baudelaire, 1857) ; il n'y a plus d'appel au divin ou à l'amour, mais c'est dans la vie poussée jusqu'à sa dernière extrémité que le poète conçoit la mort. [...]
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