Madame Bovary, Flaubert, roman, réalisme, rêve, évasion, romantisme, idéalisation, monotonie, existence, bovarysme, psychologie, amour
Ce texte est extrait du roman réaliste Madame Bovary de Gustave Flaubert, romancier du 19e siècle, connu pour ses brouillons qui témoignent une recherche de la phrase parfaite, qui sonne juste. Flaubert est considéré comme le maître du réalisme. Publié en 1857, Madame Bovary est le premier roman de Flaubert.
[...] La comparaison « leur existence serait facile et large comme leurs vêtements de soie » (l.15) nous suggère le sentiment de liberté. - À partir de la ligne 12, on sent tout de même un changement par rapport au début de ses rêves. Les verbes ne sont plus à l'imparfait, mais ils sont au conditionnel présent : « s'arrêterait » (l.12), « habiteraient » (l.13), «se promèneraient » (l.14) et « contempleraient » (l.16). On est face à un conditionnel qui marque une incertitude. Dans le même temps, on trouve une accumulation des éléments qui font référence à un affaissement, effondrement. [...]
[...] - Madame Bovary semble avoir changé de niveau. Nous pouvons tout d'abord constater qu'elle se trouve dans un milieu qui n'a plus rien avoir avec le précédent. En effet, après avoir été aux sommets des montagnes, Madame Bovary semble être redescendue, à la plage. Ainsi, les montagnes représentent le point culminant de son rêve, comme si elle avait atteint son sommet, puis la mer, le point inférieur, comme si elle redescendait sur terre après avoir été dans la folie des grandeurs. [...]
[...] Madame Bovary, Partie II, Chapitre 12 - Gustave Flaubert (1856) - En quoi cet extrait illustre-t-il le bovarysme ? Madame Bovary : le rêve d'Emma Introduction Ce texte est extrait du roman réaliste Madame Bovary de Gustave Flaubert, romancier du 19ème siècle, connu pour ses brouillons qui témoignent une recherche de la phrase parfaite, qui sonne juste. Flaubert est considéré comme le maître du réalisme. Publié en 1857, Madame Bovary est le premier roman de Flaubert. Inspiré d'un fait divers, ce roman rencontre la vie dissolue d'Emma Bovary, épouse d'un médecin de campagne, qui s'ennuie, tant sa vie ne ressemble pas à celle qui est évoquée dans ses lectures. [...]
[...] Premier mouvement - La mise en place du cadre : Elle se fait à travers la focalisation zéro (omnisciente) qui permet d'évoquer simultanément les actes de l'héroïne ainsi que ceux de son mari : alors que l'un fait semblant de dormir, l'autre dort réellement. « il s'assoupissait » à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves souligne l'opposition entre le mari et la femme. « il s'assoupit », « elle se réveille » marque une opposition. De plus, « il est à ses côtés » pendant qu'elle est ailleurs. Cela suggère ainsi une relation fondée sur les apparences. - Cette phrase s'ouvre sur une négation : « elle ne dort pas, elle faisait semblant d'être endormie ». Emma ne montre pas la réalité, elle fait des choses qui ne sont pas réelles. II. [...]
[...] Conclusion Pour conclure, à travers l'évocation d'un rêve de l'héroïne, ce passage nous propose le portrait d'une jeune femme qui idéalise la vie, influencé par ses lectures romanesques. Emma Bovary rêve d'un monde féerique et romantique. Elle déchantera rapidement : dans la suite de ce roman, Rudolph, son amant, rompra avec elle, et ses rêves d'évasion romantique tomberont à l'eau. Cet extrait illustre d'ailleurs ce qu'est le Bovarysme. Cette complexion psychologique d'une personne qui se voit différente de ce qu'elle est en réalité et qui se condamne à toujours être déçue par la banalité de l'existence. [...]
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