travail, art, aliénation, liberté, épanouissement, André Comte-Sponville, Hegel, Aristote, valeur marchande, valeur morale, développement économique, beauté, Platon, développement artistique, développement social, création, production, Voltaire, Karl Marx
Dans l'intuition qui surgit pour la création d'une oeuvre artistique et dans l'effort que l'on fournit pour effectuer un travail, y compris le plaisir et la satisfaction que l'on expérimente de leurs productions ou de leurs résultats, les activités de l'art et du travail, en pratique, paraît toujours embarrasser l'individu. [...]
Pour autant, la distinction ne saurait être indéfinie et illimitée, aussi bien au niveau théorique qu'au niveau pratique, surtout lorsqu'il s'agit d'interroger leur apport ou leur contribution au développement des sociétés et à l'épanouissement des individus.
[...] Non intelligible et abstraite. 1.3- De la création du beau comme finalité de l'art Dépassant à son tour la thèse de l'art mimesis d'Aristote, Hegel pense que l'art comme reproduction du beau naturel, tue le génie de l'imagination créatrice qui caractérise l'artiste. Selon Hegel, si l'art a pour finalité le beau, « l'homme devrait éprouver une joie plus grande en produisant quelque chose qui soit de lui, quelque chose qui lui soit particulier et dont il puisse dire qu'il est sien11 (clou, marteau) », que d'imiter la nature. [...]
[...] Mais par-delà et plus spécifiquement, elle s'affirme dans son essence comme ayant, pour finalité première, la recherche exclusive et désintéressée du Beau, en vue de la jouissance esthétique. C'est alors qu'en tant que création d'?uvre, l'art se distingue de la technique telle l'art mécanique, l'art de l'ingénieur, l'agriculture, la menuiserie qui, elle, a une finalité utilitaire. Il est également distinct de la science, des arts libéraux ou les sept arts établis au Moyen Age en faculté de philosophie. Ce qu'on a appelé le trivium, comprenant : grammaire, rhétorique, logique. Ou le quadrivium, comprenant : l'arithmétique, la géométrie, l'astronomie, la musique. [...]
[...] Aussi faut-il toujours travailler comme un artiste, c'est-à-dire, avec méthode et plaisir, avec beauté au sens où on dira d'un travail qu'il est bon ou qu'il est beau. Le plaisir artistique étant indissociable du plaisir que procurerait un travail humainement, qualitativement et moins péniblement exécuté. CONCLUSION De l'art et du travail, nous retenons que le premier vise la production du Beau dans toutes nos activités, pour le plaisir ou la satisfaction de l'homme, et peut aussi être un vecteur du développement économique, tandis que le second trouve sa raison d'être, autant dans les productions des Biens pour le développement, l'épanouissement et la libération de l'homme. [...]
[...] D'où cette nouvelle interrogation : est-il possible de se passer du travail dans la vie ? Sinon, le problème ne se situe-t-il pas au niveau de l'organisation du travail et du travail en lui-même ? 2.2- De la libération humaine comme véritable raison d'être de l'art et du travail Bien que n'étant pas, pour des raisons précitées un bien en soi, le travail se présente comme la condition sine qua non de la survie de l'homme. C'est grâce au travail ou au travail artistique que l'homme recouvre la véritable liberté, en se libérant au quotidien des obstacles qui entachent son épanouissement et son accomplissement. [...]
[...] Dupont-Roc et J. Lallot, Paris, Le Seuil, 1980. COMPTE-SPONVILLE Dictionnaire philosophique, paris, PUF, 2001. HEGEL Introduction à l'esthétique, Trad. S. Jankélévitch, Paris, Aubier, 1958. LALANDE Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Paris, PUF, Quadrige, 2006. [...]
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