Résilience, Cyrulnik, enfant, pauvreté, adversité, misère, estime de soi, accès à la culture, environnement socio-culturel, dignité humaine, espoir, perspectives d'avenir, exclusion sociale, tuteurs de résilience
Revêtus de leurs vêtements usagés, les enfants des rues de Bogota ou d'autres villes affrontent les quartiers les plus dangereux, errent devant les arrêts de bus en quête de quelques pièces pour subvenir à leurs besoins et gagner leur dignité.
Selon Boris Cyrulnik, ces enfants sont des exemples de résilience. Cependant, dans ce contexte particulier, il est important d'envisager une approche alternative, compte tenu de l'absence d'aspect académique.
[...] Dans ce contexte, nous évoquerons la considération de ces enfants des rues en tant qu'exemples de résilience avant d'aborder l'existence des différentes adaptations. I. Des enfants en quête de dignité? C'est un fait, selon Cyrulnik, les enfants des rues sont des exemples de résilience. Il ne s'agit pas de la résilience académique, à portée plus restreinte, caractérisée par le fait de réussir malgré la misère quotidienne de la vie. Comme le souligne Cyrulnik : « Nous nous trompons de malade. Ce n'est pas tant sur le blessé qu'il faut agir afin qu'il souffre moins, c'est surtout sur la culture »2. [...]
[...] Il convient donc en plus de l'approche intrinsèque, de prendre en compte une autre davantage liée à l'environnement social et culturel de l'individu sans se restreindre à l'école qui joue néanmoins un rôle incontournable dans la résilience de certains de ces enfants. La vie de ces enfants des rues interpelle tout de même sur la solidité, la fiabilité de leurs supports vu le contexte social de ces quartiers. En effet, il serait préférable d'éviter ces situations de résilience qui ne leur offre pas un avenir meilleur. [...]
[...] Néanmoins, certains échouent souvent dans leur adaptation à cause d'une méconnaissance de ce milieu. De plus, ils ne possèdent pas tous les mêmes tuteurs de résilience auxquels Cyrulnik attribue une importance cruciale dans le soutien du sujet traumatisé. Pour ces enfants, leur première et principale protection, c'est la mère, et ensuite vient l'entourage. Certains n'ont aucun de ces supports. III. L'importance de l'environnement socio-culturel Dès lors, la conception de la résilience n'est pas seulement porteuse d'espoir, de renouvellement comme celle de Cyrulnik mais peut aussi avoir pour perspective d'éviter l'exclusion familiale, sociale ou de fuir l'humiliation comme ces enfants de la rue. [...]
[...] À l'instar de Boris Cyrulnik, peut-on considérer que les enfants des rues de Bogota constituent des exemples de résilience, même s'il ne s'agit pas de « résilience académique » ? Boris Cyrulnik, spécialiste de la résilience, considère que les enfants des rues de Bogota ou d'ailleurs constituent des exemples de résilience, même s'il ne s'agit pas de résilience "académique". Êtes-vous d'accord avec lui ? Argumentez." Introduction Revêtus de leurs vêtements usagés, les enfants des rues de Bogota ou d'autres villes affrontent les quartiers les plus dangereux, errent devant les arrêts de bus en quête de quelques pièces pour subvenir à leurs besoins et gagner leur dignité. [...]
[...] Néanmoins, on constate l'absence d'un renouvellement, de l'espoir d'un avenir meilleur et de la mise en évidence de l'aspect intrinsèque de l'individu que Cyrulnik mentionne généralement dans sa conception de la résilience. II. ?inégaux face à la résilience Par contre, les enfants des rues de Bogota ou d'ailleurs ne sont pas tous des exemples de résilience si on considère les facteurs individuels et environnementaux différents des uns et des autres. Ceux-ci jouent un rôle important dans l'élaboration de la résilience. [...]
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