Amérique latine, ALENA Accord de Libre-Echange Nord-Americain, Mercosur Marché commun du Sud, ALBA Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, IDE Investissement Direct Etranger, PIB Produit Intérieur Brut, mondialisation, économie latino-américaine, intégration régionale, exportations, capitaux étrangers, Brésil, Mexique, Argentine, Equateur, ressources naturelles, forêt amazonienne, matières premières, capacités de production, Tourisme, MEEF Métiers de l'Enseignement de l'Éducation et de la Formation, pédagogie
Produire une analyse critique de documents, puis construire une séquence pédagogique à partir du sujet suivant : "L'Amérique latine : entre intégration régionale et insertion mondiale".
[...] - L'objectif général de la séquence est le suivant : A la fin de la séquence, les élèves sont capables de décrire et d'analyser les relations de l'Amérique Latine avec les autres espaces dans le monde, à l'échelle du continent américain et avec le reste du monde. - Les objectifs intermédiaires sont les suivants (ils traduisent les différentes étapes nécessaires pour atteindre l'objectif général) : 1. Analyser les caractéristiques géographiques du continent et les adaptations permises par cette géographie ; 2. Analyser les activités économiques mises en ?uvre par les pays et les échanges établis à l'intérieur du continent et vers le reste du monde ; 3. Analyser les instruments de la puissance économique de l'Amérique Latine à travers le temps (ses coopérations intracontinentales, coopérations intercontinentales). 4. [...]
[...] II- Une évolution de sa stratégie d'intégration à la mondialisation A. L'affirmation d'un développement économique et capitalistique autonome En effet, bien qu'historiquement, son économie fut fondée sur deux piliers de promotion des exportations et d'attraction des capitaux étrangers, suite aux mutations de l'économie mondiale marquée par des nouveaux systèmes de production et une finance mondialisée, l'Amérique Latine a connu une période de ralentissement économique importante au début du XXIème siècle comme l'indique le document 2 : la moyenne de la croissance du PIB du continent entre 2003 et 2011 était de 4,1% ; puis elle a connu une chute à / an entre 2012 et 2014 ; jusqu'à descendre à en 2017. [...]
[...] Ces dernières années, le continent a promu un nouveau modèle d'accumulation capitalistique transnational comme l'indique le document 6. Cela passe notamment par ce qui est appelé « la reprimarisation » de son économie. Il faut comprendre par là qu'elle retourne à l'exploitation de ces matières premières comme principales sources de revenus pour le continent. Cela passe notamment par le développement de son agriculture ainsi que le développement des extractions productives de base (minière, pétrole, etc.) ou encore le développement de mégaprojets autour de l'extraction ou de l'exploitation de ces matières premières (mines, plantations, centrales hydroélectriques). [...]
[...] Elle a donc aujourd'hui tout intérêt à développer son marché vers l'intérieur du pays ou du continent. Conclusion En somme, le continent latino-américain est un continent qui a connu une intégration régionale ainsi qu'une insertion dans la mondialisation en demie-teinte : certes boostée par des atouts économiques majeurs et par ses coopérations économiques et culturelles de type ALENA, MERCOSUR et ALBA mais finalement le continent était très dépendant des IDE et des exportations. Comme nous avons pu le voir, suite au ralentissement de la croissance de son PIB sur tout le début du XXIème siècle, l'économie du continent a été obligée de faire muter sa stratégie en mettant en place une politique économique tournée vers la « reprimarisation » de l'économie, un développement capitalistique autonome, et une continuité d'adaptations aux exigences commerciales mondiales. [...]
[...] Il est également possible de reprendre le cas du lithium bolivarien qui a su tenir des comptes des besoins extérieurs des Etats-Unis comme l'indique le document 3. Le continent ne peut espérer commercer de manière prospère avec les Etats-Unis, tant que celle-ci continuera à avoir le monopole sur l'extraction. Le document 3 explique d'ailleurs que les Etats-Unis ont atteint l'autosuffisance dans le cas du stockage de lithium. Par ailleurs, la Bolivie n'aurait aujourd'hui aucun intérêt à transporter le lithium vers l'extérieur en raison des coûts élevés de transport. [...]
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