Processus de civilisation, Norbert Elias, modernité, civilité, barbarie, contrôle social, État, normes collectives, hyperconnectivité, isolement, progrès, interdépendance, gestion des émotions, sphère privée, sphère publique, lien social, relations humaines, intégration sociale, conscience de soi
L'oeuvre a connu des retards de publications dus à ses décisions éditoriales. Il y a eu une diffusion limitée avant sa parution officielle, ce qui pourrait poser des questions de copyright ou de propriété intellectuelle.
Il s'intéresse au rapport entre l'individu et la société, et à l'idée que les êtres humains ne sont pas totalement libres et indépendants.
Pour Weber, l'interaction est au coeur de ses débats (capitalisme et protestantisme). Ce qui va être mis en lumière avec « la société des individus ».
[...] Moi, je pense aux réfugiés, cette pression d'assimilation comme il le dit, est tellement forte qu'ils finissent par perdre un peu de leur identité. Il parle d'une pluralité d'échelles, sur plusieurs plans. On parle souvent de crise identitaire dans le monde d'aujourd'hui, que ce soit avec les jeunes qui ne savent plus trop à quoi se raccrocher, ou même les adultes qui subissent la pression d'un système qui change trop vite. C'est difficile de savoir où on appartient. En fait, cette perte d'identité de groupe ne nous laisse pas juste désorientés : elle change complètement notre vision de nous-mêmes. [...]
[...] C'est là que réside le paradoxe : tu cherches à te libérer des structures sociales, mais en même temps, tu ne peux jamais vraiment t'en échapper. C'est un peu comme vouloir être le maître de ton destin tout en restant coincé dans le monde réel. Fascinant Donc, ce qu'il y a de plus à dire, c'est que selon Elias, la société moderne crée un terrain d'incertitude et de compétition constante où les gens cherchent à affirmer leur autonomie, tout en étant fondamentalement dépendants des structures sociales. [...]
[...] La Société des individus - Norbert Elias (1987) - Si un "nous" universel est plus riche parce qu'il y a plus d'intégration ou bien un nous en globalisant d'autres nous, est-ce qu'il ne fait pas disparaître certains individus et certains "nous" ? L'auteur et son ?uvre Norbert Elias : Norbert Elias a été contraint de s'exiler en Grande Bretagne à l'âge de 33 ans. Sa carrière a été très peu prestigieuse. Mais c'est l'un des fondateurs au 20ème d'une nouvelle perspective sociologique qui intègre l'histoire. [...]
[...] Rapport avec le thème Avant, c'était surtout l'Etat qui contrôlait la violence, mais avec la « civilisation », on a déplacé cette violence vers des formes plus subtiles de contrôle social. Les émotions et les comportements sont de plus en plus régulés par des normes, qu'on retrouve à la fois dans le public et le privé. Du coup, dans la modernité, cette frontière entre public et privé devient assez brouillée. Ce qui était autrefois contrôlé dans la sphère publique - la violence, les pulsions - se retrouve maintenant contrôlé dans la sphère privée par des normes de comportement. [...]
[...] En revanche, il n'est pas très fan de Kant, pour faire simple, le truc du « à priori » de Kant, qui dit que certaines pensées sont innées, ça l'énerve un peu. Et Elias, il pense plutôt que tout ce que dit Kant, c'est façonné par la société et l'histoire. Ce n'est pas juste la nature qui fait ce qu'on est, mais tout ce qu'on vit et les structures sociales dans lesquelles on évolue. En gros, on est + des produits de notre environnement que de notre essence pure. Elias dit que dans les sociétés modernes, plus les gens sont « libres », plus ils sont en fait pris dans les dynamiques sociales. [...]
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