Rif marocain, rite d'interaction, Maroc, théories de la communication, interaction sociale, mariage, mariage rifain, identité culturelle, dynamique de modernisation, communication non-verbale, constructivisme social, pragmatisme, contexte social, communication, préservation de l'identité, structure sociale, cohésion de groupe, rituel du mariage, communication verbale, influence de l'Islam, société marocaine, Iqar'iyen, échanges culturels, éthologie clinique, Elisabeth Fivaz-Depeursinge, mariage marocain, cérémonie de mariage, analyse de la communication, préservation d'identité, mécanisme de communication
Appartenant à la famille du rituel, que l'on pourrait définir comme « une chaîne de comportements qui se produit souvent sans grand changement », le mariage rifain est porteur de significations sociologiques profondes. En effet, selon Erwing Goffman, qui s'est intéressé en 1974 aux rites d'interaction, le rituel se définirait de manière plus complexe et de manière symbolique, comme des « actes dont le composant symbolique sert à montrer combien la personne agissante est digne de respect, ou combien elle estime que les autres en sont dignes » ou encore une « activité, aussi simple et aussi séculière (qui), représente l'effort que doit faire l'individu pour surveiller et diriger les implications symboliques de ses actes lorsqu'il se trouve en présence d'un objet qui a pour lui une valeur particulière. »
Ainsi, le mariage rifain, en tant que rituel, constitue un objet d'études ethnologique fort intéressant.
[...] L'étude montre ensuite que les rites d'interaction, y compris les pratiques de politesse, varient considérablement d'une culture à l'autre. Ces variations ne sont pas simplement des curiosités ethnographiques, mais des manifestations profondes de la manière dont les communautés construisent et maintiennent leur cohésion sociale. Les rites sont ainsi révélés comme des outils puissants pour naviguer dans le tissu complexe des relations humaines, permettant aux individus de se positionner au sein de leur communauté, de négocier leur identité et de forger des liens de solidarité. [...]
[...] De ce fait, le rite d'interaction est une manière riche et symbolique d'établir du lien au sein de communauté mais aussi de former communauté, en affirmant de manière symbolique son appartenance en célébrant communément les moments qui sont importants. Conclusions Dans le cadre de ce chapitre traitant de l'institution du mariage dans le Rif marocain, nous nous sommes intéressés à ce peuple marocain, situé au Nord du Maroc. Nous avons pu analyser l'institution du mariage rifain, qui est un événement important de la vie du rifain. [...]
[...] Dans le cadre de son ouvrage mythique, The Aït Waryaghar of the Moroccan Rif, David Montgomery Hart, s'est intéressé aux traditions et pratiques entourant le mariage au sein de la communauté des Aith Waryaghar, communauté berbère vivant dans le Rif marocain. Il s'y est intéressé en démontrant la complexité des coutumes et rituels sociaux entourant cet événement. David Montgomery Hart montre à travers cet ouvrage que le mariage n'est pas seulement une union mais aussi un objet d'étude à part entière qui met en avant une société dans sa complexité et dans ses pratiques sociales. [...]
[...] Construction de l'identité 3.2. Expression de l'appartenance 4. Cohésion et harmonie communautaires 4.1. Régulation des conflits Ressources bibliographiques Introduction La région du Rif marocain est située au Nord du Maroc. Région connue pour ses chaînes de montagnes et pour sa culture du cannabis, elle héberge un peuple d'agriculteurs marqué par la précarité économique. Malgré cette précarité économique, le peuple rifain possède un capital historique, social et culturel fort. Participant de ce capital, le mariage rifain fait partie intégrante de la cohésion sociale et de la transmission des valeurs culturelles dans la société rifaine. [...]
[...] C'est une manière d'honorer la femme de sa richesse. Ensuite, les deux mariés se retrouvent et vont donc partager un premier repas ensemble, sous la bénédiction de la mère du mariée, qui de manière non intrusive prépare des éléments du repas qu'ils pourront partager. C'est aussi une manière de soutenir sa belle-fille qui pour le moment ne doit toucher à aucun élément de nourriture et de cuisine, et une manière aussi de réaliser un rite de passage entre femmes. Enfin, nous avons une dernière partie du rite de passage dans son approche post-liminaire. [...]
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