théorie keynésienne, Keynes, libéralisme économique, Adam Smith, théorie de la main invisible, interventionnisme, macroéconomie, marché économique, équilibre du marché, régulation du marché
Le courant keynésien et le courant libéral s'opposent traditionnellement comme les deux grands courants de la science économique.
Un des sujets contentieux du débat est justement au sujet du rôle et l'action de l'État.
[...] Les Keynésiens et néo - Keynésiens prônent notamment trois vecteurs d'interventions de l'Etat : la fonction d'allocation des ressources, la fonction stabilisatrice et la fonction de redistribution (considérée comme une distribution secondaire, et donc visant à être plus juste, des richesses entre les individus). L'État a divers outils d'intervention, notamment : la politique de stabilisation macroéconomique, la politique de relance, la politique conjoncturelle et la politique structurelle (de type interventionniste ou libéral). En somme, il est indéniable qu'une intervention de l'État est nécessaire face aux déficiences d'un fonctionnement non optimal du marché livré à soi-même. Cependant, le débat doit porter sur les modalités de cette intervention, privilégiant l'efficacité économique. [...]
[...] Un des sujets contentieux du débat est justement au sujet du rôle et l'action de l'État. La dernière crise financière mondiale, en 2008, est venue intensifier les débats sur le rôle de l'État et la capacité du système à s'autoréguler. L'État doit-il intervenir pour pallier un système qui ne saurait éviter les crises financières mondiales depuis celle de 1929 ? Ou alors sont-elles le signe « naturel » d'une purge provenant d'un système qui a la capacité de s'autoréguler ? D'un côté, le courant libéral se base sur la théorie de la main invisible d'Adam Smith (La Richesse des Nations, 1776), pour prôner le laisser faire économique et l'abstention de l'intervention de l'État. [...]
[...] Ils sont également à l'origine de l'explication sur les effets « boule de neige » de l'endettement de l'état. Ils en appellent donc à la privatisation des secteurs économiques et à la déréglementation. C'est aujourd'hui la doctrine qui prévaut au sein des institutions financières internationales telles la Banque Mondiale ou le FMI. Malheureusement, il est force de constater que certains épisodes de l'histoire économique semblent invalider une vision aussi radicale et semblent malgré tout appeler à une intervention de l'État. Le courant keynésien part de la théorie de John Maynard Keynes qui prônait que l'État était le seul acteur capable de pallier l'inefficience des marchés, l'aggravation des inégalités sociales et la préservation des biens collectifs. [...]
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