Économie politique internationale, coopération internationale, sécurité commune, Moyen-Orient, échelle régionale, sécurité internationale, terrorisme, régionalisme, projet de thèse
Ce projet de thèse de doctorat a été présenté à une Université dans le cadre d'une demande d'admission.
Cette recherche vise à répondre à la problématique suivante : à travers l'étude de cas du Moyen-Orient, en quoi peut-on escompter qu'au cours des prochaines décennies, l'échelon régional ou continental s'impose progressivement pour permettre la coopération entre acteurs étatiques et non-étatiques dans la recherche de la sécurité commune, de par son caractère adapté au mieux à la prise en compte des spécificités culturelles et économiques locales ?
Cette problématique aura donc vocation à démontrer notre hypothèse, à savoir que nous pouvons réellement espérer une meilleure amélioration des conditions sécuritaires mondiales en encourageant la prise en charge à l'échelle régionale des enjeux de sécurité internationale, par une coopération entre acteurs mieux à même de comprendre et de résoudre les problèmes locaux, et que ce type de modèle a de bonnes chances de rencontrer une dynamique positive réelle dans les prochaines années.
[...] Dans les démocraties occidentales, cela est particulièrement apparent dans les discours des hommes politiques de tout bord, promettant la sécurité comme priorité, et dans la montée de partis populistes et nationalistes qui utilisent parfois grossièrement la crainte de l'étranger pour justifier la réstriction des libertés. Etats-Unis de Donald Trump, Brésil de Jair Bolsonaro, Italie de Matteo Salvini? les exemples foisonnent. Cette préoccupation sécuritaire sans cesse renforcée positionne la question de définir l'échelle la lus adaptée pour lutter contre les risques que font peser sur nos sociétés le terrorisme international, mais aussi la criminalité et les trafics en tous genres (trafic d'êtres humains, narcotrafics?), avec une efficacité maximale mais aussi une efficience optimale. [...]
[...] Il s'agit ici de comprendre quels ont été les coûts, dans différents cas de figure, de ces dynamiques sécuritaires, et de les comparer avec les hypothèses de non-intervention, ce afin de juger de l'efficience des différentes orientations sécuritaires mondiales pour assurer le bien-être des populations non seulement par la sérénité apportée, mais aussi par les perspectives économiques favorables que cela a pu apporter. Cette analyse chiffrée doit, bien entendu, se faire sur une dimension de très long terme, les conséquences négatives ou positives d'une décision mettant parfois beaucoup de temps à apparaître. [...]
[...] Projet de thèse de doctorat - La coopération entre acteurs étatiques et non-étatiques dans la recherche de la sécurité commune à l'échelon régional ou continental au Moyen-Orient Contexte Alors que les années 1990 avaient pu nous permettre d'espérer, dans un contexte d'immédiat après-Guerre froide, que la fin du monde bipolaire permettrait à un ordre mondial plus stable et plus sûr de s'imposer, le début du XXIème siècle, avec la multiplication des menaces qu'il a engendrée, nous a démontré qu'il n'en serait rien. [...]
[...] Etude de cas : le Moyen Orient, entre conflictualité structurelle et potentialité de succès communs Enfin, dans le cadre de notre étude, nous essaierons de comprendre quelles formes de coopération sécuritaire ont été mises en place, ou pourraient l'être, dans la région du Moyen Orient. Cette région nous semble constituer une étude de cas parfaite, pour deux raisons. La première est qu'elle est incontestablement celle qui attire le plus l'attention du monde pour ce qui concerne la sécurité et la conflictualité internationales depuis deux décennies et parfois davantage : conflit israélo-palestinien, guerre civile syrienne issue du printemps arabe, tensions iraniennes, et bien sur la montée en puissance puis le déclin de l'État islamique. [...]
[...] En particulier, nous nous intéresserons aux Etudes Critiques de Sécurité, sous discipline des relations internationales, voire de l'économie politique internationale, en plein approfondissement depuis une dizaine d'année. Ces champs de recherche se sont développés dans la continuité même de l'évolution des enjeux sécuritaires internationaux, et il est particulièrement intéressant de constater que les différentes écoles (école de Copenhague, école d'Aberystwyth, école de Paris?) diffèrent notamment dans leur identification des acteurs les plus notables dans la question de la sécurité internationale. [...]
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