Burn-out, stress chronique, stress aigu, épuisement professionnel, psychologie sociale, gestion du stress, modèle de Lazarus et Folkman, autonomie des salariés, charge de travail, santé au travail, stress post-traumatique, modèle de Karasek, JDC Job Demand-Control, modèle de Siegrist, théorie transactionnelle, bien-être au travail, bien-être des salariés, Psychologie, reconnaissance au travail
Cette revue de littérature a été rédigée dans le cadre d'un mémoire sur le thème du burn-out en milieu professionnel. Elle répond notamment aux questions suivantes :
- Quelles sont les principales causes du burn-out ?
- En quoi le burn-out et le stress en milieu de travail sont-ils liés ?
- Quels sont les mécanismes psychologiques en jeu ?
[...] Dans le même temps, l'utilisation croissante des nouvelles technologies s'accompagne d'un brouillage des frontières entre vie privée et vie professionnelle du salarié. Par ailleurs, le management au sein des organisations amène davantage les individus à être individualistes plaçant la concurrence plutôt que l'entraide en tant que mode de relations interpersonnelles entre les salariés. Ce manque de soutien émotionnel entre les salariés peut également être source de burn-out. Enfin, ce sont les mobilités pour se rendre au travail (déplacements domicile-travail) qui sont sources de stress et contribuent également à l'épuisement professionnel du salarié. [...]
[...] CESH / CSHS. https://stresshumain.ca/le-stress/comprendre-son-stress/stress-aigu-vs-stress-chronique/ Zawieja, P. (2015). Le burn out (1re édition.). Presses Universitaires de France. Neuville, C. et Yaïch, S. (2019) Le modèle de Karasek. Pro en Gestion du stress 59 outils et 10 plans d'action. -33). Vuibert. [...]
[...] 29-81). Enfin, ce sont les facteurs organisationnels -ceux qui concernent l'entreprise dans lequel le salarié est employé- qui vont concourir ou non à favoriser l'épuisement professionnel du salarié. Plusieurs théories ont été valorisées à ce sujet, nous retiendrons ici la contribution récente de Maslach et Leiter datant de 2017. Selon ces deux psychologues américains, les 6 principales sources de burn-out liées à l'organisation sont : la surcharge de travail, le manque de contrôle sur son environnement, le manque de reconnaissance reçu par le salarié, la dégradation de l'esprit de groupe au sein d'une équipe de travail, les traitements injustes et les valeurs contradictoires (Iweins p. [...]
[...] Karasek définit alors une classification des activités professionnelles en 4 catégories : - Le travail tendu, qui concerne les métiers où la charge de travail est élevée et les marges de contrôle sont faibles (exemple : ouvrier, caissier, hôte d'accueil ; - Le travail détendu, qui concerne les métiers où la charge de travail est faible et l'autonomie décisionnelle élevée (chercheur) ; - Le travail actif, qui concerne les métiers où la charge de travail et l'autonomie est élevée (cadre de la fonction publique, dirigeant d'entreprise - Le travail passif, où la charge de travail est faible et l'autonomie décisionnelle est faible ; Ce sont principalement les salariés en travail tendu qui présentent le plus de risques d'être confrontés aux situations de « job strain », entraînant stress chronique, source d'épuisement professionnel. Enfin, il est important de noter qu'un questionnaire basé sur le modèle de Karasek a été créé. Il s'agit à ce jour d'un questionnaire de référence en ressources humaines qui permet d'évaluer la santé au travail et de percevoir les risques de burn-out. Il permet d'interroger les salariés sur les différentes dimensions citées. Bibliographie Barnhill, J. W. (2023, août 3). [...]
[...] Ainsi, ce sont notamment le manque de récompenses attendu qui pourrait également favoriser le burn-out des employés. 5. Modèle de Karasek (Job Demand-Control) Le dernier modèle, auquel nous nous intéresserons, est le modèle de Karasek dit « Job Demand-Control ». Il a été mis au point par Robert Karasek, professeur américain en psychosociologie en 1979. Ce modèle postule qu'il y a en milieu de travail que les exigences de travail élevées couplées à une faible latitude décisionnelle (c'est-à-dire une faible capacité à développer ses compétences, son autonomie ou la manière de faire son travail) présentent des risques qui peuvent favoriser la fatigue mentale du salarié et ainsi mener à l'épuisement professionnel (Iweins p.29). [...]
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