Vitamine D, système nerveux, calciférol, calcium, maladies neurodégénératives, maladie de Parkinson, maladie d'Alzheimer, autisme, démence, fonction cérébrale, PLT Potentialisation à Long Terme, SNC Système Nerveux Central, sérotonine, PTH ParatTHrmorne, épilepsie, SEP Sclérose En Plaques, génome, hypovitaminose
Le plus souvent, la vitamine D, aussi appelée calciférol, est associée à la santé des os, en effet, elle facilite l'absorption du calcium au niveau de l'intestin. Cette vitamine possède également d'autres actions et notamment au niveau de la fonction cérébrale. En effet, un lien a été établi entre le taux de vitamine D et le développement de maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer. La source principale de vitamine D est l'alimentation, néanmoins, notre corps est également capable de synthétiser le calciférol lorsque notre peau est exposée au soleil. La synthèse biologique de la forme active de la vitamine D dans le corps humain est un processus en plusieurs étapes. [...]
Au niveau du cerveau, la vitamine D est reconnue comme un neurostéroïde capable de réguler plusieurs fonctions, comme la neurotransmission, la neuroprotection, et l'immunomodulation, elle assurerait également un rôle clé dans le développement cérébral. Néanmoins, les mécanismes moléculaires précis responsables de ses fonctions n'ont pas été établis. Il est donc important de déterminer la voie de signalisation de vitamine D au sein du cerveau pour comprendre le rôle clé du calciférol dans la fonction cérébrale et d'optimiser le taux de vitamine D nécessaire au maintien de cette dernière.
[...] Ces résultats placeraient les analogues de la vitamine D dans les groupes comme les meilleurs candidats dans les stratégies de traitement. L'évaluation de leur activité in vitro a donné des résultats encourageants engendrant une réduction prononcée de la densité cellulaire par induction de l'apoptose32. La vitamine D pourrait également corréler à des épisodes inflammatoires chez des patients souffrant de sclérose en plaque (SEP). La concentration sérique en vitamine D pourrait avoir un impact sur la neurodégénérescence cérébrale et notamment sur le volume de matière grise après un syndrome clinique isolé (CIS) (épisode de démyélinisation d'origine inflammatoire pouvant conduire au développement de la SEP). [...]
[...] Une augmentation de 25 nmol/L en vitamine D serait associée à une augmentation du volume de 7,8 mL de la matière grise. Ainsi une supplémentation en vitamine D chez des patients souffrant d'un CIS pourrait retarder le développement de la SEP33. Pirotta S et al. ont mené une étude clinique randomisée sur 26 adultes âgés présentant des concentrations sériques de 25-hydroxyvitamine D 25 à 60 nmol / L afin d'étudier l'impact de la supplémentation en la vitamine D3 sur la neuroplasticité et la fonction musculaire. [...]
[...] Il est donc important de déterminer la voie de signalisation de vitamine D au sein du cerveau pour comprendre le rôle clé du calciférol la fonction cérébrale et d'optimiser le taux de vitamine D nécessaire au maintien de la fonction cérébrale5. De plus, des méta-études récentes relatives aux troubles neurologiques montrent que ces derniers sont des causes très importantes d'invalidité et la deuxième cause de décès dans le monde. En sus, ils ont considérablement augmenté durant ces vingt-cinq dernières années en raison de la croissance démographique et du vieillissement de la population. [...]
[...] Ainsi, pour calculer la supplémentation en vitamine D nécessaire, il est essentiel de prendre en compte le taux sanguin de vitamine D du patient, et leur capacité individuelle à répondre à la supplémentation en vitamine D. En effet, des facteurs tels que l'adiposité et les génotypes de VDR pourraient modifier la capacité à répondre à la supplémentation. Ceci pouvant expliquer la variabilité des réponses des différents essais cliniques. Ces derniers pour apporter des résultats fiables doivent être randomisés, et le statut en vitamine D de chaque individu doit être pris en compte dans la cohorte. [...]
[...] Ceci expliquerait des caractéristiques associées à l'autisme, comme de faibles concentrations de sérotonine dans le cerveau et des concentrations élevées dans les tissus. En effet, les patients souffrant d'autisme, présentent de faibles concentrations du précurseur de l'hormone vitamine D. Deux hormones peptidiques, l'ocytocine et la vasopressine, qui sont également associées à l'autisme et à des gènes codant pour la préproprotéine ocytocine-neurophysine le récepteur de l'ocytocine et l'arginine qui sont également régulés par la vitamine D. Ainsi une supplémentation pourrait améliorer certains symptômes de la maladie19. [...]
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