morale humaine, éthique, Bien et Mal, idéalisme, justice, humilité, iniquité, vengeance, injustice, paix, guerre, bien universel
Ce sujet met en avant l'opposition entre trois conséquences ou « sources du mal », c'est-à-dire l'iniquité, la vengeance et l'injustice et, d'autre part, l'action du bien, du paisible, du juste et de l'égalité. Cela oppose d'emblée le bien à des pratiques apparemment mauvaises et stériles. [...]
Néanmoins, l'on ne peut ignorer que, parfois, ce que certains appellent « bien » est une illusion. Ainsi, pour combattre les conséquences du mal, il faut aussi être prêt à utiliser les apparences du mal lui-même.
[...] C'est encore ici l'idée d'un enseignement christique qui affirme que lorsque l'on reçoit une claque, il faut montrer l'autre joue. Le mal doit donc être contenu et pardonné, afin de faire triompher le Bien. II) Non, parfois pour combattre les conséquences du mal, il faut être prêt à agir mal, car la fin justifie les moyens Il faut parfois ruser pour combattre le mal Néanmoins, le mal, de par des racines de haine et de manipulation, ne peut être combattu seulement avec de la gentillesse. [...]
[...] Il y a aussi une opposition entre les actions de combattre et l'action de faire le bien. Ici, l'opposition mise et créée, c'est-à-dire artificielle entre les deux termes oppose la férocité, la fougue de la bataille et la douceur, l'innocence et la spontanéité simple de l'action même de « faire le Bien ». Ainsi, en général, le Bien doit être toujours poursuivi. Le Bien amènerait en effet toujours de bonnes conséquences et il est convenu, comme une règle générale, qu'on ne peut combattre le mal par le mal. [...]
[...] Pour combattre quelque chose, la logique veut que deux valeurs soient opposées. Combattre le mal avec le mal n'aurait donc aucun sens et serait un pur produit de l'incohérence. Faire le bien, combattre le mal grâce à des principes idéalistes Faire le Bien, ce serait donc combattre le mal grâce à des principes d'idéalisme décentrés de soi tel que le pardon et l'humilité. Combattre le mal impliquerait alors de refuser toute ruse afin de finalement montrer l'exemple aux personnes faisant elles-mêmes le mal. [...]
[...] Pour obtenir enfin le Bien, il faut alors agir eu égard à des principes moraux et idéaux plutôt que d'attendre que le bien, que la justice soit rendue. Le Bien doit donc s'obtenir avec force et combat et ne doit pas forcément être fait car l'on voit bien dans ce cas que faire le bien directement, c'est l'équivalent de ne rien faire et donc de laisser le mal s'étendre. III) Le Bien et le Mal : deux principes entre universalité et relativité La notion de Bien relatif Ainsi, l'on peut déduire que la notion de « bien » peut être relative selon les époques et surtout selon les sociétés données. [...]
[...] Combattre l'iniquité, la vengeance et l'injustice, cela signifie-t-il que l'on doit toujours être prêt à faire le bien ? « Si vis pacem, para bellum », autrement dit, « si tu veux la paix, prépare la guerre », disait Jules César. Cet adage millénaire avance une vérité paradoxale. Du Mal pourrait émerger le Bien, la paix, le calme. Ainsi le Bien ne serait peut-être pas un bloc entier contraire au Mal, il n'y aurait pas ainsi de combat féroce entre les deux, contrairement à ce que voudrait affirmer la doxa. [...]
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