Culture, ethnocentrisme, liberté, communauté, prison, éducation, anthropologie
Comment l'homme peut-il être autre chose que ce qu'il a, dès son plus jeune âge, appris à être ? C'est précisément cette culture qui est mienne qui peut constituer une sorte de prison pour la pensée. Ma culture ce n'est pas seulement un ensemble d'objets, mais aussi et surtout des valeurs, et des schémas d'intelligibilité du réel. Ce que l'enfant apprend, c'est à s'écarter avec dégout de certaines choses ou de certains actes, ou au contraire à en apprécier d'autres. Une preuve du caractère aliénant de ma culture est la difficulté de la juger de manière objective.
[...] Néanmoins, un sujet peut avoir la possibilité de prendre une voie différente, grâce au hasard. C'est ainsi que Chantal Jacquet dans les Transclasses, étudie le parcours des personnages de roman qui parviennent à sortir de leur condition sociale. Cela ne relève pas d'un processus conscient et volontaire de l'individu, mais au hasard de son existence. Ma culture n'est donc une prison, dans laquelle je serais pour toujours : je peux en sortir involontairement. Pour conclure, il semblait impossible de réellement nous échapper de notre culture. [...]
[...] s'il est impossible de totalement s'en défaire, n'est-il pas fécond de ponctuellement la mettre de côté ? III. Les conditions de fécondité d'un rapport de liberté vis-à-vis de sa culture A. Un rapport libre et fécond du sujet à sa culture peut passer par une révolte En effet, de nombreux hommes de science et philosophes ont critiqué leur culture, et bien des artistes s'y sont arrachés. Plus qu'une critique, c'est peut-être même seulement par une révolte contre sa culture que l'homme peut temporairement s'en détacher. [...]
[...] La liberté de l'homme face à sa culture est illusoire : celle-ci constitue bien une prison de laquelle l'homme ne peut jamais réellement s'enfuir A. L'appartenance à une culture est indissociable à ce que nous sommes Les philosophes multiculturalistes mettent en évidence qu'ion ne peut de penser le contrat social sans les déterminations culturelles indispensables à la pleine reconnaissance des individus. En effet, selon Kymlicka un contexte de choix est fourni par l'appartenance d'un individu à une culture. Le contexte de choix culturel peut être envisagé comme un espace de significations qui, s'il n'est pas clos et peut évoluer sous des influences extérieures, est fondé sur un principe d'unité qui le rend indépendant des autres contextes de choix. [...]
[...] Ma culture est-elle une prison ? Sujet : Ma culture est-elle une prison ? De manière générale, il semble étonnant de considérer ma culture comme étant une prison. En effet, le terme culture vient du latin cultura qui désigne la culture des champs, et a été employé pour la première fois dans e sens métaphorique de « culture de l'âme » par Cicéron pour désigner le processus de formation d'un individu. En ce sens, la culture, que l'on oppose à la nature, relève davantage d'une élévation de l'individu, et ne fait donc pas obstacle à notre liberté. [...]
[...] C'est précisément cette culture qui est mienne qui peut constituer une sorte de prison pour la pensée. Ma culture ce n'est pas seulement un ensemble d'objets, mais aussi et surtout des valeurs, et des schémas d'intelligibilité du réel. Ce que l'enfant apprend, c'est à s'écarter avec dégout de certaines choses ou de certains actes, ou au contraire à en apprécier d'autres. Une preuve du caractère aliénant de ma culture est la difficulté de la juger de manière objective. Dès lors que ma culture est aliénante, ou qu'elle m'impose un carcan, il est alors fécond de vouloir m'en libérer, où autrement dit, de m'émanciper de ma culture. [...]
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