5 questions-réponses sur l'interprétation que Sartre fait du passé dans cet extrait de L'Être et le Néant.
[...] En quel sens la liberté a-t-elle à « être son propre passé » ? Présentez un exemple de situation dans laquelle nous prenons une « décision nouvelle » à partir de notre passé. Le passé de chacun a un rôle sur le présent et le futur. Le passé pourrait être vu comme un système d'engrenages qui seraient mis bout à bout et qui en tournant, seraient nécessaires pour la constitution du présent. Mais le présent n'est pas la répétition du passé. L'individu doit justement s'affranchir du passé pour être libre. [...]
[...] L'homme qui connait son passé est en quelque sorte déterminé par celui-ci dans ses actions mais n'est plus de ce fait, dans une liberté absolue. Quel pouvoir ai-je par rapport à mon propre passé ? De quoi puis-je décider ? Avant d'avoir un pouvoir sur mon passé, c'est par mon passé que j'existe et que je suis qui je suis. Toutefois, même si le passé a une grande influence sur l'individu, il est possible de l'atténuer et même de le mettre de côté comme le dit Sartre avec les « mesures extrêmes » (ligne 13). [...]
[...] Le passé et le présent semblent liés l'un à l'autre sans possibilité de rupture complète entre les deux temps. Toutefois, connaitre le présent et connaitre le passé sont deux choses à la fois nécessaires et imbriquées. La liberté dans les actes est donc, selon Sartre, relativement imaginaire puisque les actes du passé et du présent sont mus par le souvenir du passé. Ainsi, le passé et la liberté sont imbriqués et liés l'un à l'autre et c'est ce que Sartre montre dans l'extrait qui nous est donné. [...]
[...] En vous appuyant sur les concepts de subjectivité et d'interprétation, expliquez en quoi l'interprétation que Sartre fait du passé est originale. La subjectivité peut être définie comme ce qui est propre à un individu, ce qui est créé par lui-même et qui est engendré ou marqué par lui-même. L'interprétation, quant à elle, est le fait de s'approprier un fait ou un concept pour en faire quelque chose qui nous est propre. À partir de là, Sartre nous montre une approche nouvelle du passé. [...]
[...] Le présent est en fait le moyen d'appréhender le passé. Ce n'est pas autant le passé qui influe sur le présent que le présent qui permet d'expliquer le passé. En prenant du recul par rapport au passé et en regardant de façon postérieure les évènements qui ont eu lieu dans le passé, on est capable d'éclairer à la lumière de la sagesse la nécessité et le bénéfice des actes. Pourquoi peut-on dire qu'à travers la question du passé, c'est la liberté que Sartre réfléchit ici ? [...]
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