Encyclopédie, Denis Diderot, Jean d'Alembert, autorité politique, monarchie absolue, droit divin, siècle des lumières, pensée critique, Révolution française, absolutisme, consentement des citoyens, pouvoir immanent, raison, autonomie des individus, censure, séparation des pouvoirs, Montesquieu, histoire des idées, critique de l'autorité
L'idée de l'Encyclopédie a commencé sous l'impulsion d'un libraire, André Le Breton, mais ce sont Diderot et d'Alembert qui l'ont vraiment créée. Leur projet à la base était de traduire un ouvrage anglais (la Cyclopedia de Ephraïm Chambers), mais, rapidement, ce projet s'est transformé en quelque chose de bien plus ambitieux. C'est la publication de cette oeuvre qui va marquer un tournant dans l'histoire de la pensée politique.
[...] L'un de ses objectifs majeurs est de critiquer l'absolutisme et de montrer que la monarchie, qui est censée être infaillible, n'est en réalité qu'une construction fragile. Les idées sur la tolérance religieuse, la liberté de pensée, et la séparation des pouvoirs apparaissent clairement. L'Encyclopédie insiste sur l'idée que l'autorité doit être remise en question et le pouvoir d'un seul homme n'est pas acceptable. Certes, elle ne développe pas encore la théorie complète de la séparation des pouvoirs comme Montesquieu, mais elle pave la voie pour des concepts qui seront largement repris dans les siècles à venir. [...]
[...] L'idée que le roi tire son pouvoir directement de Dieu (la théorie du droit divin) est acceptée par beaucoup, et même par ceux qui n'ont pas de pouvoir direct. Diderot et les autres penseurs des Lumières vont renverser cette notion : le pouvoir, selon eux, doit être validé par les citoyens eux-mêmes. Cette conception moderne du pouvoir, celle d'un pouvoir « immanent », repose sur la raison et l'autonomie des individus. Le souverain n'est plus un roi tout-puissant qui « reçoit » son pouvoir divinement, mais un acteur qui doit tenir compte du consentement de ses sujets. C'est une idée radicale à l'époque, mais une idée qui va préparer la Révolution française. [...]
[...] Son parcours est intriguant parce qu'il n'est pas né dans une famille aristocratique. Son ascension intellectuelle repose sur sa capacité à capter les idées de son époque et à le scandaliser pour dénoncer le système en place. On parle souvent de la radicalisation d ses pensées : il passe de positions déistes (croyance en un Dieu créateur) à un athéisme quasi militant. Ce n'est pas une posture de provocation gratuite, mais une remise en cause de la soumission aveugle à l'autorité divine, qu'elle soit politique ou religieuse. [...]
[...] Cette idée s'oppose directement au droit divin et à l'absolutisme, mais aussi à l'idée d'un pouvoir qui s'impose sans tenir compte de la volonté populaire. Ce n'est plus le roi qui est sacré, mais l'individu et sa capacité à raisonner. L'autorité politique doit être remise entre les mains des citoyens, et la légitimité du pouvoir ne peut plus reposer sur une justification transcendante. C'est là que l'Encyclopédie franchit une étape importante : elle transforme le politique en raisonnable. La stratégie des philosophes La censure était omniprésente et violente, et les autorités politiques veillaient à ce qu'aucune pensée critique ne vienne ébranler l'ordre établi. [...]
[...] Diderot et d'Alembert ont pris l'initiative de l'ouvrage pour diffuser les idées nouvelles, et leur critique de l'autorité politique, c'est un choc intellectuel. Ils remettent en question le pouvoir divin des rois et la manière dont il justifie l'oppression des individus. Genèse de l'Encyclopédie L'idée de l'Encyclopédie a commencé sous l'impulsion d'un libraire, André Le Breton, mais ce sont Diderot et d'Alembert qui l'ont vraiment créée. Leur projet à la base était de traduire un ouvrage anglais (la Cyclopedia de Ephraïm Chambers), mais rapidement, ce projet s'est transformé en quelque chose de bien plus ambitieux. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture