Rousseau, contestation, paix en Afrique, résolution de conflit, servitude politique, philosophie kantienne, géopolitique africaine, conflit politique, Kant, Vers la paix perpétuelle, Emmanuel Levinas, La résolution des conflits en Afrique, Afrique, Francis Deng, Guerres et paix en Afrique noire et à Madagascar XIXe et XXe siècles, Alain Tirefort, conflit territorial, pensée politique, colonialisme, indépendance, souveraineté
L'idée rousseauiste de la contestation est inséparable de la pensée politique africaine. Ce lien prend sa source dans la lutte contre le colonialisme. En effet, celle-ci a abouti à l'indépendance de la plupart des pays africains, c'est-à-dire que la contestation a permis aux Africains de parvenir à leur souveraineté. Seulement, ce moyen d'accession à la souveraineté, qui est la contestation, ne fut point de mise dans certains États africains nouvellement indépendants. Ce qui nous amène à affirmer que la souveraineté s'applique non seulement à un État, mais tient compte aussi des populations qui y vivent.
[...] Pour sortir de cette servitude, la philosophie politique de Rousseau propose l'instauration du gouvernement. Selon Rousseau, l'instance habilitée à le faire est le gouvernement monarchique. À cet égard, il affirme ceci : « Qu'est-ce que donc le gouvernement ? Un corps intermédiaire établi entre les sujets et le souverain pour une mutuelle correspondance, chargé de l'exécutions des lois, et du maintien de la liberté tant civile que politique »27. Ici, Rousseau veut dire que le rôle équilibriste du gouvernement consiste à ce que le pouvoir législatif incarné par le souverain n'outrepasse pas ses prérogatives et que les sujets se soumettent aux lois. [...]
[...] Quelles sont donc les rejets de la philosophie rousseauiste ? I. De l'incompatibilité des rejets de la philosophie politique de Rousseau avec la paix A. La contestation de la force et de l'autorité naturelle, gage d'une solution négociée des conflits en Afrique Pour Rousseau, la convention est le fondement de toute autorité légitime. Elle l'est parce qu'« aucun homme n'a une autorité naturelle sur son semblable ainsi que la force ne produit aucun droit »45. Pour Rousseau, l'homme naturel est tout pour lui. [...]
[...] Ces rejets montrent le caractère conflictuel de la raison dans la philosophie politique de Rousseau. Ce conflit met au prise l'autorité naturelle et la force d'une part et la convention d'autre part. Ces deux raisons se disputent l'autorité légitime. Ces rejets nous permettent donc de montrer que l'idée de contestation est au service de la paix en Afrique. En effet, l'idée de contestation chez Rousseau prône la limitation des bornes du pouvoir souverain, maintient l'autorité souveraine et affirme l'idée de bien. [...]
[...] De ce fait, si la philosophie politique de Rousseau a pu résolu cette crise, l'Afrique peut en faire autant. L'Afrique ne doit plus donc se résigner à l'idée qu'elle est le continent où il y a toujours des conflits. Le dialogue des cultures découle donc de la paix. C'est dans cette perspective que SAMB souligne ceci : C'est dans le double contexte de la mondialisation et de la diversité qu'il convient de situer le dialogue euro-africain enrichi par notre histoire commune séculaire. [...]
[...] 36 CHAPITRE I : De l'idée rationnelle de la contestation chez Rousseau comme résolution négociée de conflits en Afrique De l'incompatibilité des rejets de la philosophie politique de Rousseau avec la . 37 La contestation de la force et de l'autorité naturelle, gage d'une solution négociée des conflits en De la contestation de la servitude politique comme préservation des biens et de la dignité II) Les enjeux de la contestation dans la philosophie politique de Rousseau? . 43 De la contestation de la force et de l'autorité naturelle comme affirmation de la primauté du contrat . [...]
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