Le Prince, Nicolas Machiavel, pouvoir, De La Boétie, autorité, Platon, Jean-Jacques Rousseau, morale, Pétrarque, vertu, sciences politiques
Le thème principal abordé par Machiavel dans cet ouvrage est la politique et la manière de l'exercer. Ainsi, son oeuvre, qui se divise en vingt-six chapitres, définit les deux types d'États existants, à savoir les monarchies et les républiques, et indique comment conquérir et maintenir le pouvoir, notamment par le biais de l'utilisation utile de mercenaires, mais aussi en faisant preuve d'immoralité pour atteindre son objectif.
[...] L´?uvre de Machiavel a apporté beaucoup à la littérature politique, de Spinoza à Rousseau et jusqu´à nos jours, les théories de Machiavel, bien que discutables, restent pour certaines des références dans le domaine de la politique et de la manière de diriger un État. Bibliographie - « César Borgia », Cosmovisions http://www.cosmovisions.com/CesarBorgia.htm - Gérald Sfez, "Le corps politique", Espace Prépas https://grandes-ecoles.studyrama.com/espace-prepas/concours/ecrits/culture-generale/le-corps-politique-6511.html - Eric Werner, Revue de Métaphysique et de Morale, 78e Année, No (Juillet-Septembre 1973), pp. 295-311, via Jstor. https://www.jstor.org/stable/pdf/40901455.pdf?seq=1#page_scan_tab_contents - « Nicolas Machiavel : biographie du philosophe, auteur de "Le Prince" », L´Internaute, 2019.https://www.linternaute.fr/biographie/litterature/1775188-nicolas-machiavel-biographie-courte-dates-citations/ - Francesco Petrarca, Canzoniere (Rerum vulgarium fragmenta), XIVe siècle. [...]
[...] Il aborde aussi un autre concept important, celui de la « fortune » : un prince ne doit pas compter uniquement sur elle, au risque de l´accompagner dans sa chute, mais il faut en user avec audace et impétuosité. Il termine enfin en exhortant l´Italie à se débarrasser des « barbares », et explique que la faiblesse des dirigeants est à l´origine du sort de l´Italie. Il termine d´ailleurs avec la citation de Pétrarque : « La vaillance prendra les armes Contre la fureur et tôt la vaincra Car la valeur ancienne n'est pas morte Dans les c?urs italiens »5. [...]
[...] Il parle ainsi des principautés qui vivaient selon leurs propres règles avant d´être conquises (le prince peut alors choisir de détruire ces États, d´aller y vivre ou d´y imposer un tribut), des nouvelles principautés conquises grâce à « l´habileté » ou à la « fortune »4 du conquérant, et des nouvelles principautés conquises par le biais d´armes fournies par d´autres, en d´autres termes, en formant des alliances avec d´autres princes. Il aborde aussi le cas des principautés ecclésiastiques, dont les institutions religieuses suffisent à elles seules à permettre la mainmise sur la principauté du prince ecclésiastique. Il exprime aussi de manière détaille la manière avec laquelle un prince doit se défendre et avoir conscience des forces (armées et pécuniaires) dont il dispose pour pouvoir les utiliser intelligemment. B. Chapitres XII à XIV Dans cette partie, c´est la question militaire qui est étudiée par Machiavel. [...]
[...] Machiavel s´oppose ainsi à une tradition de pensée ancienne platonicienne, qui sera plus tard reprise par Rousseau dans son « Contrat social » (1762), qui défend l´idée selon laquelle la politique détient avant tout une fonction morale de la plus haute importance. En effet, la sphère politique doit être la fervente défenseuse du bien, de la morale et de la justice, et ce dans le but de rendre l´Homme meilleur. Cette vision n´est absolument pas celle de Machiavel, puisque son ouvrage pourrait très bien être résumé par la fameuse expression « la fin justifie les moyens », puisque l´objectif visé par Machiavel est la « réussite du Prince » : tous les moyens sont bons pour arriver à cet objectif, comme Machiavel le démontre en prenant pour exemple César Borgia, prince d´Italie, qui n´hésita pas à user de cruauté et de fourberie pour asseoir son pouvoir, comme le démontre l´exécution (diligentée par Borgia) sur la place publique de Rémy d´Orque, qu´il avait tout d´abord envoyé « pacifier » la région dans la terreur, s´attirant ainsi les foudres du peuple. [...]
[...] Selon Machiavel, si le meilleur scénario pour un prince est d´être à la fois aimé et craint, s´il doit choisir, mieux vaut pour lui être craint, sans pour autant être haï, car la crainte du châtiment est plus solide que l´amour. De plus, un prince peut faillir à sa promesse si celle-ci risquerait de lui nuire ou nuire à ses projets. Il peut se montrer hypocrite et fourbe au besoin. On revient donc ici au concept « la fin justifie les moyens », mise en avant tout au long de l´ouvrage de Machiavel. En outre, Machiavel explique aussi dans cette partie que les princes doivent « fuir les flatteurs » et acquérir de la réputation selon une méthode précise. [...]
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