Les cités et les mondes, modèle de la justification, Boltanski, Thévenot, Marc Jacquemain
Chez Boltanski et Thevenot, la justification naît du besoin de chacun de défendre ses intérêts, du besoin de justifier ses actions dans le but de maintenir un certain vivre ensemble et éviter les conflits. En effet, les deux sociologues partent du principe selon lequel la force et la violence ne sont pas une généralité dans les relations entre individus (ou entre individus et objets), mais qu'au contraire, les individus tendent davantage vers la recherche d'un accord satisfaisant pour toutes les parties.
[...] Bas du formulaire Ainsi, suite aux explications ci-dessus concernant les différents types de cités, et donc de justifications, mobilisables, il apparaît que les personnes ne font pas, et ne peuvent pas, utiliser les mêmes cités. Au contraire, selon les situations, selon les individus en « dispute » face à eux, et selon l'objet à défendre, une cité sera plus à même de justifier un acte plutôt qu'une autre. De même, selon les priorités et selon ce que souhaite défendre la personne, la cité, le principe fondateur, mis en valeur ne sera pas le même. [...]
[...] Citer et résumer chacune des conceptions répertoriées par Boltanski et Thevenot (cité civique, domestique, industrielle, opinion, inspirée, marchande). Si la dispute en justice intéresse davantage Boltanski et Thevenot, c'est notamment parce qu'ils se sont aperçu que chaque situation de dispute où les individus tentaient d'argumenter possédait un élément central, qu'ils nomment « cité » et pouvant être catégorisé en six grands groupes (soit en six cités). La première cité est appelée « cité civique » et a comme principe fondateur la représentativité. Ici, les individus cherchent à justifier leurs actes au nom du collectif, par le fait qu'ils agissent au nom de tous, et pas uniquement pour eux. [...]
[...] Haut du formulaire Les cités et les mondes : le modèle de la justification chez Boltanski et Thévenot - Marc Jacquemain (2001) 1. En quoi consiste le modèle de la justification chez Boltanski et Thevenot ? Le point de départ de la justification. Chez Boltanski et Thevenot, la justification naît du besoin de chacun de défendre ses intérêts, du besoin de justifier ses actions dans le but de maintenir un certain vivre ensemble et éviter les conflits. En effet, les deux sociologues partent du principe selon lequel la force et la violence ne sont pas une généralité dans les relations entre individus (ou entre individus et objets), mais qu'au contraire les individus tendent davantage vers la recherche d'un accord satisfaisant pour toutes les parties. [...]
[...] Quatre types de confrontations sont analysés. Tout d'abord, la dispute en violence décrit des situations rares, voire quasiment que théoriques : en effet, dans ce cas, la force est le point central de la dispute. La dispute ne comprend pas d'éléments, de ressources, permettant aux protagonistes de la justifier. Ensuite, la dispute en justice est une situation naissant lorsque deux individus sont amenés à chercher des arguments pour justifier tel ou tel acte. Dans ce cas, les deux individus sont amenés à chercher ce que Boltanski nomme une « équivalence », de manière à ce que leurs arguments soient recevables car comparables. [...]
[...] La quatrième cité est nommée « la cité de l'opinion ». Ici, le principe de justification tourne autour de la renommée, de la célébrité, de la personne cherchant à argumenter. Plus une personne est connue et reconnue, plus ses actes semblent légitimes. La cinquième cité, ensuite, est appelée la « cité inspirée », fondée sur le principe de l'imagination et de la créativité. Les individus argumentent grâce à leur capacité d'imagination et leur capacité à voir plus loin que le « matériel ». Enfin, la sixième cité possible est dite la « cité marchande », centrée autour de l'intérêt et de la convoitise des individus. [...]
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