What hampers innovation?, innovation, finances, management du changement, effet d'apprentissage
D'Este, Iammarino, Savona et von Tunzelmann (2011) analysent les différentes barrières qui empêchent le développement des innovations des entreprises. Ils distinguent ainsi deux types d'obstacles :
- d'une part, les « barrières révélées » qui reflètent la conscience de la firme du degré de difficulté dans son processus d'innovation ;
- d'autre part, les « barrières dissuasives », c'est-à-dire perçues comme insurmontables pour la firme, qui l'empêchent de s'engager dans l'innovation.
[...] Données Les auteurs utilisent les données en provenance de l'enquête UK Innovations 2005, faisant partie de la 4e enquête communautaire de l'innovation (CIS4, couvrant les pays de sur la période 2002-2004 et sur plus de 28 000 entreprises britanniques de 10 employés ou plus, à la fois dans le secteur industriel et des services. Deux questions de cette enquête traitent directement de l'évaluation par les firmes des barrières reliées à leurs activités d'innovation, et à la série d'activités d'innovation qu'elles engagent. Modèle Les auteurs intègrent quatre catégories de barrières (et qui représentent les variables dépendantes) : les barrières de coût, de la connaissance, de marché, et de régulation. [...]
[...] Revealed barriers versus deterring barriers - Pablo D'Estea, Simona Iammarino, Maria Savonac et Nick von Tunzelmannc (2011) - Synthèse Objet D'Este, Iammarino, Savona et von Tunzelmann (2011) analysent les différentes barrières qui empêchent le développement des innovations des entreprises. Ils distinguent ainsi deux types d'obstacles : - d'une part, les « barrières révélées » qui reflètent la conscience de la firme du degré de difficulté dans son processus d'innovation ; - d'autre part, les « barrières dissuasives », c'est-à-dire perçues comme insurmontables pour la firme qui l'empêchent de s'engager dans l'innovation. [...]
[...] Concernant les autres variables spécifiques aux firmes, comme attendu, la taille de l'entreprise affecte fortement les perceptions des obstacles à l'innovation (à savoir que les plus grandes firmes les perçoivent comme moins pertinentes que les petites firmes) et qu'une nouvelle firme accroît la probabilité d'évaluer les barrières de coût et de marché, comme importantes, ce qui est en phase avec la littérature et avec le fort effet dissuasif relié aux obstacles de marché. [...]
[...] En outre, l'effet d'apprentissage, ou révélé, des activités innovatrices les plus intensives est plus prononcé dans le cas des barrières de coût et de connaissance. En revanche, il est faible dans le cas du marché, confirmant ainsi le fait que les barrières à l'entrée empêchent les firmes à s'engager dans l'innovation. Pour les barrières de coût et de marché, la relation est non-linéaire car les entreprises ont besoin de progresser au-delà d'un certain seuil d'engagement dans l'activité d'innovation avant qu'une relation positive n'émerge. [...]
[...] Cette interprétation est confirmée par des preuves provenant d'un autre courant de la littérature dans lequel un nombre de travaux examinent l'apprentissage expérimental des entreprises à partir de leur propre échec en innovation (Milner et al., 1999 ; Haunschild et Sulliva, 2002 ; Denrell, 2003) ou de celui d'autres organisations innovatrices (Kim et Milner, 2007 ; Baum et Dahlin, 2007). Barrières dissuasives à l'innovation Cette vision se base sur un autre courant de la littérature, en provenance des domaines de la gestion de l'innovation et des organisations industrielles. Les distinctions sont faites, par exemple, entre des firmes existantes importantes et de nouvelles petites firmes : les premières sont adaptées à développer des innovations incrémentales alors que les secondes sont meilleures pour développer des innovations radicales (Hamilton et Singh, 1992 ; Henderson 1993 ; Christensen et Bower, 1996). [...]
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