La Crise de la culture, Hannah Arendt, liberté, autrui, sociologie, réalité, liberté politique, relations humaines
Ce texte est un extrait de l'ouvrage La Crise de la culture, écrit par Hannah Arendt, et dont la première édition originale date de 1961. Originellement composée de six essais, la seconde édition en comprend huit, et le texte qui nous intéresse est issu du quatrième essai, « Qu'est-ce que la liberté ? ».
Le thème du texte est, en ce sens, la liberté ; et plus précisément, la « liberté comme statut ». [...]
[...] C'est d'ailleurs ce qui est sous-entendu à la ligne 11 : pour gagner le « statut de l'homme libre », il faut aussi disposer de temps libre pendant lequel on ne travaille pas ou ne s'occupe pas de son foyer. D'où l'acte de « libération », qui est performatif : le sujet se libère des contraintes prosaïques pour gagner sa liberté. La seconde idée est sous-jacente, à propos de la rencontre avec les autres, on pense au fameux proverbe qui dit que « la liberté s'arrête là où commence celle des autres »3. [...]
[...] Alors, la question de la liberté individuelle n'a pas de sens si elle n'est pas politisée, de la même façon qu'elle n'a pas de sens si elle n'existe pas concrètement : « La liberté comme fait démontrable et la politique coïncident » (l. 17). Elle sous-entend ici, pour répondre à la question initiale, que la « liberté intérieure » n'a pas de vraie valeur sans « statut » de liberté - statut accordé par un système politique. Ainsi, pour Hannah Arendt, la liberté partagée avec l'autre au sein d'un espace public est une condition intrinsèque au déploiement d'une liberté intérieure, et ce parce que la liberté doit être incarnée par des facteurs concrets et politiques. [...]
[...] La Crise de la culture, Extrait - Hannah Arendt (1968) - Qu'est-ce que la liberté ? Ce texte est un extrait de l'ouvrage La Crise de la culture1, écrit par Hannah Arendt, et dont la première édition originale date de 1961. Originellement composée de six essais, la seconde édition en comprend huit, et le texte qui nous intéresse est issu du quatrième essai, « Qu'est-ce que la liberté ? ». Le thème du texte est, en ce sens, la liberté ; et plus précisément, la « liberté comme statut ». [...]
[...] Enfin, dans la dernière partie, Hannah Arendt précise et déploie sa thèse autour de l'idée d'un « espace public libre » (l.14), qui est nécessairement politique : il ne s'agit plus seulement d'échanger avec d'autres hommes, il s'agit de disposer d'une réalité politique qui rend l'échange possible. D'abord, dans la première partie, la philosophe expose sa thèse, en débutant par l'utilisation d'un raisonnement qu'elle va ensuite contredire : « En dépit de la grande influence que le concept d'une liberté intérieur non politique a exercé sur la tradition de la pensée, il semble qu'on puisse affirmer » (l. [...]
[...] Ainsi, le foyer seul n'est pas suffisant pour engendrer la liberté car elle n'y est pas nourrie ou restreinte par « la compagnie d'autres hommes » (l. 14). Enfin, dans cette troisième et dernière partie, Hannah Arendt explore l'idée d'une liberté « tangible » et expose les conditions relatives à sa thèse - en ce sens, après avoir abordé sa thèse de manière explicative et démonstrative, elle l'aborde du point de vue d'une réalité concrète, elle répond à la question « comment ? ». D'abord, il faut partager la liberté avec les autres, sinon elle n'est pas véritablement réelle, elle doit également se projeter dans la réalité d'autrui. [...]
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