Descartes, Méditations métaphysiques, cogito, existence, pensée, philosophie, doute méthodique, scepticisme, esprit, corps, métaphysique, épistémologie, certitude, vérité, philosophie moderne, rationalisme, ego, méditation
Ce cours se propose d'introduire à la méthode de l'explication de texte, via une lecture suivie des Méditations métaphysiques.
[...] Mais cela ne met en cause l'universalité du doute, car il touche bien toutes les vérités rationnelles. - On peut commencer à mettre en doute les vérités rationnelles : « je m'appliquerai sérieusement et avec liberté à détruire généralement toutes mes anciennes opinions. ». Le doute est de nature volontaire : c'est l'esprit qui l'impose à lui-même, on ne le lui impose pas. En outre, la liberté est question de volonté. L'esprit n'est donc pas conduit au doute par les opinions mais le doute est décrété par l'esprit pour éviter les préjugés par « force de rupture ». [...]
[...] Cherche à montrer comme sa méthode modifie l'approche qu'on peut avoir du corps humain. ? Tous deux, inédits, publiés seulement après sa mort. 1637 : Discours de la méthode - Publié anonymement, mais, assez vite, on identifie l'auteur. - Divisé en 6 parties - Première exposition de sa métaphysique - Originellement, non pas publié seul, mas avec les trois essais de la méthode : un traité sur l'optique, La Dioptrique ; un texte de physique sur la science du climat, Les Météores (au 17e désigne l'ensemble des phéno atmosphériques observables de la terre : orage, tempête, neige, arc-en-ciel?) ; un traité d'algèbre et de géométrie, La Géométrie. [...]
[...] Est-ce que je peux y prétendre ? : question directrice des 6 méditations (question philo par excellence) - Que sont ces idées (et leurs valeurs) et d'où nous viennent-elles ? - 1ère voie : échec - 2nd voie : analyse causale : le contenu de nos idées est l'effet d'une cause, ce qui conduit à mettre en évidence qu'une de nos idées a un statut particulier : l'idée de Dieu. ? Elle est telle qu'elle ne peut pas être produit, ni par notre esprit, ni par une quelconque réalité finie et limitée : Dieu = infini. [...]
[...] Le doute méthodique sur le sensible à Descartes montre des raisons de douter de notre nature, qui proviennent de la faiblesse de nos facultés cognitives naturelles. De quoi faut-il douter en premier ? Nos préjugés reposent toutes sur les sens, soit directement (données sensibles : a sensibus), soit indirectement (opinions qu'on a reçues : per sensus). On va donc douter de nos facultés sensibles. à La certitude sensible est première (je vois que le ciel est bleu, donc le ciel est bleu), mais se trouvera secondariser à l'issue du doute : ce ne sont pas des critères fiables de vérité. [...]
[...] Or, je peux douter que j'ai un corps (cf : malin génie). Ainsi, une chose qui pense n'est pas un corps, car je peux en douter, alors que je ne peux pas douter que je pense. - Je croyais être une âme (et les fonctions qu'on croient ordinairement lui appartenir), mais je peux aussi douter que j'en ai une, parce qu'elle est la forme du corps. En outre, nutrition et locomotion ne peuvent pas être la fonction du corps, car sans corps, je ne peux pas manger et marcher ; donc, si je doute de mon corps, je peux douter du fait de manger et de me déplacer. [...]
Source aux normes APA
Pour votre bibliographieLecture en ligne
avec notre liseuse dédiée !Contenu vérifié
par notre comité de lecture