Le Pragmatisme, William James, pragmatisme, vérité, vérité pragmatiste, vérité absolue, théorie de la correspondance, théorie de la cohérence, Charles Sanders Peirce, John Dewey, philosophie analytique, résolution de problèmes, science, expérience, Aristote, scolastique, empirisme, intellectualisme, croyance, Saint Thomas d'Aquin, John Locke, Hegel, relativisme, réalité
Depuis la période antique, la question de la vérité se trouve au centre de la réflexion philosophique. On peut entrevoir deux conceptions classiques fondamentales. Tout d'abord, la théorie de la correspondance, cette théorie présente la vérité comme une adéquation entre une proposition et la réalité. D'autre part, la théorie de la cohérence. [...]
Cependant, ces théories n'ont pas été sans susciter des critiques, en premier lieu celles des défenseurs du pragmatisme.
En effet, vers la fin du XIXᵉ siècle, Charles S. Peirce, William James et John Dewey proposent une nouvelle façon d'envisager la vérité.
[...] William James critique donc fermement cette vision philosophique qui « s'appuie sur l'analogie avec l'expérience la plus courante2 ». C'est dans l'?uvre d'Aristote que l'on trouve les premières traces de cette vision philosophique qui peut s'illustrer à travers cette célèbre phrase : « dire de ce qui est qu'il n'est pas, ou de ce qui n'est pas qu'il est, c'est là le faux ; dire de ce qui est qu'il est, et de ce qui n'est pas qu'il n'est pas, c'est là le vrai3. [...]
[...] La critique pragmatiste des conceptions classiques de la vérité A. Peirce et la vérité comme processus d'enquête Pierce s'oppose fermement à la notion d'une vérité absolue et qui serait tout de suite accessible. Selon lui, la vérité ne correspond pas à une propriété figée des énoncés mais bien plutôt à un processus dynamique qui se constitue au fur et à mesure une investigation scientifique. Il suggère une vision de la vérité qui se fonde sur une recherche perpétuelle et collective, mutuelle. [...]
[...] Par conséquent, en quoi la critique pragmatiste remet-elle en cause les conceptions classiques de la vérité ? Dans quelle mesure, la vision pragmatiste propose-t-elle une vision de la vérité cohérente et acceptable ? Il sera intéressant d'étudier en premier lieu les visions fondamentales, classiques de la vérité pour mieux analyser ensuite la fondamentale critique des pragmatistes pour se pencher ensuite plus précisément et plus spécifiquement sur les différents aspects de la philosophie pragmatiste et sur la vision de la vérité que présente cette philosophie. [...]
[...] Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Phénoménologie de l'esprit. William James, Le Pragmatisme, « Conception pragmatiste de la vérité ». Charles Sanders Peirce, « Comment se fixe la croyance ». Richard Rorty, Conséquences du pragmatisme, 1982. [...]
[...] Mais le scientifique sait que ces conclusions ne relèvent de la science qu'en considération des méthodes par lesquelles elles ont été établies. Même lorsqu'elles sont vraies, ce n'est pas en vertu de leur véracité qu'elles sont scientifiques, mais en raison du dispositif employé pour y parvenir9 ». Selon Dewey, une idée est vraie lorsqu'elle apporte une amélioration dans la façon dont nous interagissons avec le monde extérieur. Cette vision philosophique correspond bien aux théories scientifiques qui se situent dans une perpétuelle évolution et adaptation. [...]
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