Résistance à la loi, désobéissance civile, Gilets jaunes, liberté de manifestation, DDHC Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, résistance à l'oppression, Gandhi, Nelson Mandela, morale humaine
À l'heure des manifestations des Gilets jaunes en France, où des milliers de personnes défilent encore régulièrement sur l'ensemble du territoire pour s'opposer à un certain nombre de lois, interroge la question de la souveraineté du peuple face aux normes législatives. Si les lois sont votées par le Parlement, qui est une assemblée d'élus par les citoyens au suffrage direct ou indirect, alors elles seraient censées refléter les ambitions populaires. Pourtant, certaines mesures législatives semblent être en désaccord avec ce qui est souhaité par le peuple. Loin d'être récente, cette pomme de discorde est un sujet sociétal majeur. L'individu peut-il rejeter une loi ?
[...] En outre, la France est également le pays qui compte le plus grand nombre de jours de grève puisque c'est un moyen couramment employé par les français pour exprimer un mécontentement, entre autres vis-à-vis d'une loi ou d'un projet de loi. Un autre moyen, encore plus radical, vise tout simplement à désobéir à la loi. Ce système repose toutefois sur la généralisation de l'action car si un groupe restreint de personnes enfreint une loi, alors l'impact est minime. Si, au contraire, un nombre conséquent de personnes enfreint cette même loi, alors le risque de déstabiliser le législateur est bien plus grand. [...]
[...] Les romains disaient pourtant « dura lex sed lex1 », proposant une vision forte, immuable et incontestable de la loi. Or, cette puissance canonique de la loi semble avoir disparu et fait place aujourd'hui à un ajustement possible de la loi compte tenu de la réception par le peuple de celle-ci, ou pas. Sur le plan matériel, pour qu'une manifestation puisse se dérouler, elle nécessite une autorisation qui est délivrée par les pouvoirs publics, si celle-ci n'a pas vocation à troubler l'ordre public. [...]
[...] Par la même occasion, cela légitime son action antinazie dès les années 1930, et celle des résistants en Allemagne et à l'étranger. La résistance à la loi peut prendre des formes très nombreuses, pouvant correspondre aux différents types de motifs d'opposition. En effet, plusieurs mesures législatives sont régulièrement contestées. Après les manifestations anti-avortement, celles contre le mariage pour tous, celles des Gilets Jaunes, on oublie souvent les très nombreuses autres manifestations qui touchent la France, premier pays en nombre de manifestations en Europe, devant l'Italie. [...]
[...] Résister à la loi est un acte militant et parfois salvateur. En effet, c'est lors des moments d'oppression et même de persécution par les lois que de véritables héros nationaux et religieux. Résister, plus que de se battre contre le présent, c'est se battre pour le futur. Quel point commun entre Gandhi, Mandela, les maquisards, les martyrs religieux romains jusqu'au IVème siècle ? Tous se sont battus contre des lois qu'ils jugeaient indignes et sont devenus des personnages emblématiques de la lutte contre le pouvoir. [...]
[...] Conclusion : En définitive, la loi, même si elle est constitutionnellement censée être acceptée par les citoyens, peut parfois apparaitre comme mauvaise et ce, depuis des siècles. Ce cas de divergence entre le pouvoir étatique et la volonté populaire peut engendrer des divergences d'opinion menant à des résistances de formes diverses. En effet, si certaines mesures pacifiques comme la privation de nourriture ont permis à de grands hommes d'imposer leurs idées, des mesures parfois bien plus radicales, allant jusqu'à l'attentat ont pu être employées pour faire passer des idées de résistance anti-législative. [...]
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